Pakistan: au moins 18 insurgés tués dans une attaque de drone américain

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Les États-Unis ont mené des dizaines d’attaques de drones contre des terroristes (Photo: Archives/US Air Force)
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Les États-Unis ont mené des dizaines d’attaques de drones contre des terroristes (Photo: Archives/US Air Force)
Les États-Unis ont mené des dizaines d’attaques de drones contre des terroristes. (Archives/US Air Force)

Un drone américain, tirant deux missiles contre un repaire présumé de combattants islamistes, a fait au moins 18 morts mercredi dans les zones tribales pakistanaises, près de la frontière afghane.

Le drone a fait feu contre un camp de combattants à Zoi Saidgai, un village de la zone tribale du Waziristan du Nord, théâtre depuis un mois d’une offensive de l’armée pakistanaise contre les talibans et leurs alliés.

Un premier bilan faisait état de 13 morts.

Selon l’armée pakistanaise, cinq soldats et onze insurgés ont perdu la vie mardi dans des échanges de tirs nourris à Mir Ali, une ville où des combats ont opposé soldats pakistanais et rebelles islamistes.

L’armée a également annoncé mercredi avoir tué 35 insurgés lors de raids aériens dans la vallée de Shawal, mais ce bilan n’a pu être confirmé de sources indépendantes.

Le chef de l’armée Raheel Sharif a par ailleurs fait le point avec le Premier ministre Nawaz Sharif sur l’opération militaire Zarb-e-Azb, nom emprunté à un célèbre sabre utilisé par le prophète Mahomet.

L’opération fait suite à un sanglant assaut des talibans contre l’aéroport de Karachi, en juin.

C’est aussi à ce moment là que les États-Unis ont repris leur programme de tirs de drones, suspendu depuis décembre sur demande du gouvernement pakistanais.

Selon les autorités, plus de 400 insurgés ont été tués dans l’opération militaire de l’armée qui a aussi forcé le déplacement de centaines de milliers d’habitants du Waziristan du Nord.

Cette zone tribale est devenue au fil des années un repaire pour le TTP (talibans pakistanais en guerre contre Islamabad) et ses alliés étrangers d’Al-Qaïda, ainsi qu’une base arrière pour les talibans afghans qui combattent le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l’OTAN.