Réfugiés syriens : le Liban n’en peut plus

Des réfugiés syriens arrivent en Jordanie (Archives/J.Kohler/HCR)
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Des réfugiés syriens arrivent en Jordanie (Archives/J.Kohler/HCR)
Des réfugiés syriens arrivent en Jordanie (Archives/J.Kohler/HCR)

Alors que les violences se poursuivent en Syrie et que le nombre de réfugiés continue de croître dans les pays voisins, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), inquiet de la stabilité du Liban devant l’afflux de réfugiés, a sonné l’alarme.

Le HCR a mis en garde la semaine dernière contre des conséquences dramatiques si les fonds ne sont pas alloués et les besoins des réfugiés pas pourvus alors que la crise, qui est dans sa quatrième année, s’aggrave.

«Si l’on ne fournit pas suffisamment d’aide humanitaire aux réfugiés syriens d’ici la fin de 2014, cela pourrait avoir des conséquences dramatiques pour ces réfugiés et la stabilité de toute la région, y compris une menace sérieuse pour la sécurité du Liban», a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Antonio Guterres.

Il y a actuellement 2,9 millions de réfugiés syriens enregistrés dans la région et ce chiffre augmente de 100.000 personnes chaque mois.

«Nous avons une situation très volatile dans la région, un débordement du conflit en Iraq, et un afflux continu de réfugiés dans les pays voisins qui sont confrontés à des problèmes sécuritaires et humanitaires très complexes,» a ajouté le Haut-Commissaire.

Antonio Guterres a mis en garde contre les difficultés menaçant les réfugiés si le taux de financement n’augmente pas assez rapidement pour répondre à leurs besoins.

Les acteurs humanitaires risquent d’être contraints de réduire les rations alimentaires et de limiter les soins médicaux fournis aux réfugiés. La propagation de maladies contagieuses transmises par l’eau risque de s’aggraver en raison de mauvaises conditions d’hygiène et d’un manque d’accès à l’eau potable dans un contexte de crise de l’eau au Liban, en Jordanie et en Iraq.

«La communauté internationale ne peut tout simplement pas se permettre de laisser cette population croissante de réfugiés tomber à travers les mailles du filet. Nous devons soutenir les pays qui les accueillent généreusement», a conclu le Haut-Commissaire.