Syrie: violents combats entre armée et L’État islamique

Le drapeau de l'État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) la filiale d'Al-Qaïda active en Irak et en Syrie (Archives/capture d'écran EIIL/45eNord.ca)
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Le drapeau de l'État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) la filiale d'Al-Qaïda active en Irak et en Syrie (Archives/capture d'écran EIIL/45eNord.ca)
Le drapeau de l’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) devenu l’État islamique tout court(Archives/capture d’écran EIIL/45eNord.ca)

Plus de 70 personnes ont péri dans les combats opposant l’armée syrienne aux djihadistes de l’État islamique dans le nord, alors que, pour la première fois depuis le début du conflit, la Jordanie abattait un drone près de la frontière avec la Syrie.

Désormais, les rebelles qui tentent de renverser le régime de Bachar al-Assad combattent à la fois les troupes gouvernementales, les djihadistes de l’EI et récemment, un nouveau front s’est ouvert contre leurs ex-alliés du Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda.

De son côté, l’EI combat le régime, les rebelles, les djihadistes rivaux d’Al-Nosra ainsi que les autonomistes kurdes.

Jeudi, le groupe ultra-radical de l’EI a lancé des attaques simultanées contre des positions du régime dans les provinces de Raqa (nord), de Hassaka (nord-est) et d’Alep (nord), rapportait l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), un organisme indépendant basé en Grande-Bretagne, mais qui s’appuie sur un vaste réseau de militants, médecin et travailleurs humanitaires sur le terrain, en Syrie.

Au moins 74 personnes ont péri dans ces affrontements qui durent depuis 24 heures, notamment à Hassaka et Raqa où les jihadistes ont lancé des attaques suicide contre des régiments, des brigades et un siège du parti Baas au pouvoir.

Parmi ces 74 personnes, figurent au moins 32 jihadistes, 30 soldats, et 12 membres du parti Baas, selon l’OSDH.

Il s’agit de la première confrontation de cette ampleur entre l’EI et le régime, les djihadistes souhaitant, toujours selon l’OSDH, « nettoyer » les territoires qu’ils contrôlent de la présence de l’armée.

L’État islamique, qui a annoncé fin juin l’établissement d’un « califat » entre la Syrie et l’Irak, contrôle de larges zones dans ces deux pays et cherche à étendre son emprise.

La Jordanie abat un drone

Au même moment, dans un premier incident du genre depuis le début du conflit syrien il y a trois ans, la Jordanie a abattu vendredi un drone qui survolait le gouvernorat de Mafraq, près de la frontière avec la Syrie.

« Il s’agissait d’une violation de l’espace aérien jordanien. La Jordanie prendra des mesures (…) une fois ce drone identifié », selon un responsable de sécurité cité par l’AFP et a précisé que le drone survolait une zone proche du camp de Zaatari, qui héberge environ 100.000 réfugiés syriens.

En avril, Amman avait eu recours à des avions de combats pour détruire des véhicules militaires qui tentaient de pénétrer sur son territoire depuis la Syrie. Damas avait à l’époque affirmé que les véhicules n’appartenaient pas à son armée.

La Jordanie est accusé par Damas de soutenir les rebelles qui combattent le régime de Bachar al-Assad depuis plus de trois ans, mais a toujours démenti.

*Avec AFP