12 RBC et 5 Bn S du C s’entraînent à Valcartier pour la montée en puissance (PHOTOS/VIDÉO)

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VBL en tête, un convoi de véhicules avance prudemment dans les secteurs d'entraînement de Valcartier, lors de l'exercice CONVOI, le 28 août 2014. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Tous s’y préparent ou viennent de commencer. Les militaires du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada vont connaître une année chargée avec la montée en puissance de la brigade. Le 12e Régiment blindé du Canada et le 5e Bataillon des services du Canada n’y échappent pas.

De bon matin dans les secteurs d’entraînement de Valcartier, une dizaine du 12 RBC et du 5 Bn S du C roulent lentement sur le chemin de terre en soulevant un bon nuage de poussière. Au village Dubé une embuscade les attends. Bienvenue à l’exercice CONVOI.

Quelques heures plus tôt, le lieutenant Sébastien Roy, chef de convoi durant l’exercice, donne ses ordres aux membres présents des deux unités. «Le principal objectif [de l’ennemi, ndlr] serait de mener des opérations de harcèlement sur nos principales route d’approvisionnement. Il est fort probable que l’ennemi dispose de faux uniformes américains, britanniques et canadiens, ainsi que de fausses cartes d’identité», précise le lieutenant à ses hommes.

«Faut couvrir tous les aspects, faut penser à tout ce qui peut se produire durant le convoi: l’ennemi, les obstacles, les champs de mines, les engins explosifs improvisés, indique le lieutenant Roy en interview. Il faut donc penser à tout et avoir un plan préétabli si ces activités là arrivent».

Retour au convoi…

Après plusieurs minutes de conduite sur le chemin de terre, le véhicule blindé léger (VBL) arrive au village Dubé et passe sans encombre. L’ennemi, au courant des procédures canadiennes, ne réagit pas et le laisse passer pour pouvoir avoir tout le convoi.

Les C6 et C7 crachent leurs munitions à un rythme effréné. Le convoi est bloqué et l’ennemi s’en donne à cœur joie. Les chauffeurs des véhicules n’ont pas le choix que de se mettre aussi à riposter.

Finalement, une route alternative est trouvée et le convoi poursuit sa route… jusqu’à trouver un engin explosif improvisé (EEI) caché sur un pont enjambant une rivière.

Pratiquant l’approche à adopter en cas d’EEI, les militaires fouillant le pont font leur rapport à leur chef avant de poursuivre, non sans qu’un ingénieur dispose de l’engin.

Après une dernière attaque, brève, et amusante pour ceux jouant l’ennemi, mission accomplie, le convoi est arrivé à bon port et plusieurs leçons seront certainement retenues.

Les Force opérationnelle 1-15 et Force opérationnelle 2-15 continuent leur préparation au cours des semaines qui viennent. 45eNord.ca vous emmènera avec elles lors de prochains exercices.