Bagdad se positionne afin de briser le siège d’Amerli

Les peshmergas kurdes irakiens à 40 km à l'ouest d'Erbil, capitale de la région autonome kurde au nord de l'Irak se battent contre les forces de l'Etat Islamique bombardées par les Etats-Unis le 8 août 2014 (Safin Hamed/AFP)
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Les peshmergas kurdes irakiens à 40 km à l'ouest d'Erbil, capitale de la région autonome kurde au nord de l'Irak se battent contre les forces de l'Etat Islamique bombardées par les Etats-Unis le 8 août 2014 (Safin Hamed/AFP)
Les peshmergas kurdes irakiens à 40 km à l’ouest d’Erbil, capitale de la région autonome kurde au nord de l’Irak se battent contre les forces de l’Etat Islamique bombardées par les Etats-Unis le 8 août 2014 (Safin Hamed/AFP)

Les troupes irakiennes sont en train de se regrouper afin de briser le siège de la ville chiite turcomane d’Amerli où le manque de denrées alimentaires et d’eau commence inquiéter sérieusement.

Des milliers de miliciens chiites se rassemblent dans le secteur de Touz Khourmatou, dans la province de Salahddine et à Jabal Hamreen. De plus, l’aviation irakienne a mené neuf raids mardi contre les positions de l’État islamique (EI).

Un représentant spécial de l’ONU à Bagdad, Nickolay Mladenov avait appelé à une action rapide pour empêcher l’EI de procéder à un massacre puisqu’ils considèrent les chiites comme des apostats. Les Nations unies soupçonnent l’EI de mener un nettoyage ethnique dans les régions qu’il contrôle.

«Il n’y a pour l’instant aucune possibilité d’évacuer les habitants et l’aide humanitaire qui leur parvient est limitée», a déploré Eliana Nabaa, porte-parole de la mission de l’ONU en Irak.

«Les hélicoptères leur apportant de l’aide et des munitions sont pris pour cibles par les djihadistes», a expliqué pour sa part Nihad al-Bayati, un ingénieur qui a pris les armes pour défendre sa ville natale.

Jusqu’à maintenant, neuf pays (Iran, États-Unis, Albanie, Canada, Croatie, Danemark, Italie, France et le Royaume-Uni) ont promis d’envoyer des armes aux Kurdes irakiens qui sont en première ligne pour contenir les avancés djihadistes. Parallèlement, les États-Unis poursuivaient leurs frappes dans le nord du pays, près d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan.

Sur le front syrien, le président américain, Barack Obama, serait sur le point de prendre une décision concernant d’éventuels bombardements de positions de l’EI, selon le New York Times. Il cherche pour le moment à constituer une coalition internationale.

Des vols de reconnaissance ont déjà commencé dans le ciel syrien et le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, a affirmé lundi que son pays était prêt à coopérer avec la communauté internationale pour repousser les djihadistes de son territoire. Une coopération avec les Américains avait même déjà commencé par le biais de Bagdad et Moscou, ce qu’à démenti rapidement le porte-parole du département d’État.

La Maison-Blanche exclut toute coordination avec le régime d’Assad à ce sujet.