Golan: les Casques bleus philippins bloqués attaqués par les rebelles syriens

Un poste d’observation de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), dan le Golan syrien (Photo: Gernot Maier/ONU)
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Un poste d’observation de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), dan le Golan syrien (Photo: Gernot Maier/ONU)
Un poste d’observation de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), dan le Golan syrien (Archives/Gernot Maier/ONU)

Après la capture jeudi de 44 Casques bleus fidjiens, voilà que, maintenant, des Casques bleus philippins ont dû affronter ce samedi 30 août les rebelles syriens qui les bloquent depuis jeudi sur le plateau du Golan, a annoncé le gouvernement philippin.

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Mise à jour à 23h00

La totalité des 75 Casques bleus philippins de la Force des Nations unies pour le désengagement sur le Golan (FNUOD), qui étaient en position périlleuse en raison de combats, sont sains et saufs, a indiqué dimanche un porte-parole de l’armée philippine.

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Plus de 70 casques bleus philippins étaient bloqués sur deux positions sur le Golan. L’un des deux groupes de soldats philippins a pu être exfiltré de sa position mais le second groupe « est actuellement l’objet d’une attaque », a déclaré à la presse le ministre de la Défens philippin, Voltaire Gazmin.

Plus de 70 Philippins avaient auparavant été encerclés par des rebelles syriens et avaient refusé de déposer leurs armes.

Les échanges de coup de feu ont eu lieu à 6h00 (heure locale), mais « le moral reste élevé » parmi les soldats a assuré le ministre, un porte-parole de l’Armée précisant en outre que les soldats « étaient tous sains et saufs ».

Les Nations unies avaient annoncé jeudi, avec la capture de 44 soldats fidjiens, que 81 Casques bleus philippins (chiffre ensuite révisé à 72) étaient bloqués sur deux sites sur le plateau du Golan.

Quant aux 44 Casques bleus fidjiens, l’ONU a reçu depuis des assurances selon lesquelles ils sont en bonne santé, a indiqué un porte-parole de l’organisation internationale vendredi.

Les rebelles syriens, dont certains ont des liens avec le Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, ont été pointés du doigt dans cette affaire.

Ce n’est pas la première fois que des soldats philippins sont visés par des rebelles. En 2013, quatre Philippins ont été capturés en mai alors qu’ils patrouillaient dans la zone-tampon entre Israël et la Syrie, près de la localité de Al-Jamlah, juste deux mois après l’enlèvement de 21 observateurs également philippins, qui avaient été relâchés au bout de trois jours.

Les otages philippins avaient été relâchés, mais, de guerre lasse, le chef de la diplomatie philippine, Albert del Rosario, avait indiqué alors qu’il allait proposer le retrait des 300 soldats philippins au président Benigno Aquino.

Finalement, les Philippines ont maintenu leurs troupes au sein de la Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement sur le plateau du Golan (FNUOD), mais demandé à ce que, à l’avenir, les observateurs soient mieux protégés et mieux armés, eux qui jusque là n’étaient armés que d’armes de poing.

La FNUOD compte 1.223 hommes issus de six pays (Inde, Fidji, Philippines, Irlande, Pays-Bas, Népal). Son mandat vient d’être renouvelé pour six mois, jusqu’au 31décembre 2014.

*Avec AFP