Guerre aux djihadistes de l’État islamique: les monarchies du Golfe prêtes à agir

Jeddah (ouest de l'Arabie saoudite), o;u s'est réuni le Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Oman, Bahreïn)samedi 30 août 2014 (Archives/Dreams Travel)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
John Kerry, le secrétaire d'État américain, le 28 juillet 2014 à Washington lors d'une conférence de presse (Paul J. Richards/AFP)
John Kerry, le secrétaire d’État américain, le 28 juillet 2014 à Washington lors d’une conférence de presse (Paul J. Richards/AFP)

Les monarchies du Golfe se sont déclarées samedi prêtes à agir contre les menaces terroristes, mais veulent plus de détails sur ce que Washington pourrait leur demander dans le cadre d’une coalition pour combattre les jihadistes en Syrie et en Irak.

« Nous avons tous entendu ce que le président (Barack) Obama a dit (jeudi) sur une coalition et sur le fait qu’il ait demandé (au secrétaire d’État) John Kerry de se rendre dans la région et de former cette coalition », a déclaré le ministre koweïtien des Affaires étrangères, Cheikh Sabah Khaled Al-Sabah.

« Nous attendons d’avoir plus de détails pour savoir ce qui est demandé dans la prochaine phase », a-t-il ajouté en soulignant qu’à ce stade, « les pays du Golfe n’avaient pas d’informations suffisantes et de détails sur ce que le président a évoqué […] Nous attendons (John) Kerry ».

Le ministre koweïtien a fait ces déclarations lors d’une conférence de presse après une réunion à Jeddah (ouest de l’Arabie saoudite) avec ses cinq homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG – Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Oman, Bahreïn).

Dans un communiqué final, les six monarchies du CCG ont exprimé leur soutien à la résolution adoptée à la mi-août par le Conseil de sécurité de l’ONU pour empêcher le recrutement et le financement des groupes jihadistes opérant en Syrie et en Irak.

Elles affirment dans ce contexte être prêtes à agir contre les menaces terroristes qu’affrontent la région et le monde, tout en s’engageant à combattre l’idéologie des groupes terroristes, contraire à l’islam.

Jeudi, M. Obama avait déclaré sans détours que les États-Unis n’avaient pas encore de stratégie pour combattre les djihadistes de l’Etat Islamique (EI) qui contrôlent des pans de territoire en Syrie et en Irak.

Soulignant la nécessité de s’appuyer sur des partenaires régionaux forts, il avait annoncé que John Kerry se rendrait prochainement dans la région pour bâtir une coalition. M. Kerry doit au préalable participer, avec le secrétaire à la Défense Chuck Hagel, à un sommet de l’OTAN au Pays de Galles les 4 et 5 septembre.

Dans une tribune dans le New York Times, M. Kerry a appelé vendredi à une réaction conjuguée conduite par les États-Unis et la plus large coalition de nations possible contre l’EI, qui a multiplié les atrocités ces dernières semaines, avec notamment la décapitation du journaliste américain James Foley.