Présidentielle afghane: accord sur l’audit, Abdullah rejoint le processus

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Quelques 23.000 boîtes, constituées d'environ huit millions de bulletins, doivent être portées à la capitale du pays, Kaboul.(Fardin Waezi/UNAMA)
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Quelques 23.000 boîtes, constituées d'environ huit millions de bulletins, doivent être portées à la capitale du pays, Kaboul.(Fardin Waezi/UNAMA)
Quelques 23.000 boîtes, constituées d’environ huit millions de bulletins, doivent être portées à la capitale du pays, Kaboul.(Fardin Waezi/UNAMA)

Abdullah Abdullah rejoindra lundi l’audit destiné à éliminer les votes frauduleux du deuxième tour de l’élection présidentielle afghane après un accord avec l’ONU dimanche permettant au processus de se relancer après une longue interruption.

Après des discussions avec la mission de l’ONU en Afghanistan (UNAMA), M. Abdullah, qui réclamait un processus de vérification des votes plus poussé, a obtenu satisfaction sur certains points.

Ses observateurs seront présents lundi à la commission électorale où l’audit a redémarré dimanche après plus d’une semaine d’interruption, a précisé l’UNAMA dans un communiqué dimanche soir.

Le vaste audit des 8,1 millions de vote du deuxième tour de l’élection présidentielle afghane du 14 juin entre les candidats Ashraf Ghani et Abdullah Abdullah, avait repris dimanche après-midi sans les représentants de M. Abdullah, qui était en pourparlers avec l’ONU.

Dimanche soir, l’ambassadeur des Etats-Unis en Afghanistan James Cunningham s’est félicité de la nouvelle du retour de M. Abdullah. L’ONU a beaucoup travaillé pour que l’audit avance à un rythme accéléré dans les deux prochains jours, a-t-il dit en espérant l’investiture d’un nouveau président d’ici à la fin du mois.

Les deux candidats se sont accusés mutuellement de fraude dans cette élection qui doit désigner un successeur au président Hamid Karzaï.

Début juillet, la commission électorale avait publié des résultats préliminaires plaçant M. Ghani en tête avec 1 million de voix d’avance, que M. Abdullah a rejetés catégoriquement, créant des tensions inquiétantes entre les partisans des deux camps.