À Valcartier, un nouveau décès endeuille le monde de l’artillerie

La base des Forces canadiennes Valcartier, hôte du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada. (Google Maps)
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La base des Forces canadiennes Valcartier, hôte du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada. (Google Maps)
La base des Forces canadiennes Valcartier, hôte du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada. (Google Maps)

C’est en début de soirée, dimanche 17, que la Sûreté du Québec a été appelé à se rendre dans une maison sur le boulevard Valcartier juste en face de la base militaire pour constater le décès d’un de ses occupants.
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Mise à jour au 23/07/2015 à 12h11

Les conclusions de l’enquête du coroner sont maintenant connues, Matthew Caron est décédé d’une asphyxie par pendaison. Il s’agit d’un suicide.

M. Caron était dépendant du « spice », un dérivé synthétique du cannabis difficilement décelable lors de contrôles, dit le rapport du coroner. Cette Substance étant très onéreuse, M. Caron s’était endetté afin de combler ses besoins.

Il n’avait pas avoué sa dépendance à son médecin.

Il avait consulté en 2014 étant dépressif et anxieux à la suite d’une rupture amoureuse. De plus, il souffrait de douleurs chroniques. En 2014, ii prenait une médication afin de contrôler sa symptomatologie. Selon le décompte de la médication trouvée dans i’appartement de M. Caron, le
17 août 2014, il semble qu’il ne la prenait pas assidûment.

Matthew Caron ne semble pas avoir donné d’indice de ses intentions suicidaires.

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Le bombardier Matthew Caron du  5e Régiment d’artillerie légère du Canada (5 RALC) est décédé dimanche 17 dans son appartement du boulevard Valcartier, à quelques pas de la base.

Enrôlé en janvier 2010 dans les Forces armées canadiennes, il a intégré le 5 RALC en février 2011. Il n’a jamais été déployé outremer ou au pays.

«Nos pensées vont à la famille et aux proches du bombardier Caron», a fait savoir le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada.

Certaines sources nous ont affirmé que cela pourrait être «un geste volontaire», mais seule l’enquête permettra de vraiment le déterminer.

C’est, non pas le Service national des enquêtes des Forces armées (SNEFC) qui mènera l’enquête, mais la Sûreté du Québec. Toutefois, la Sûreté tiendra la police militaire informée de façon à ce qu’elle puisse, à son tour, tenir la chaîne de commandement et l’unité à laquelle appartenait le militaire informées des développements de l’enquête.

Rappelons qu’il existe de nombreux services tant du côté militaire que du côté civil qui permet d’être «à l’écoute», tels que le 1 866 277-3553 du Centre de prévention de suicide du Québec, les différents programmes du Service de santé mentale des Forces armées canadiennes ou bien encore, à défaut, parler à quelqu’un de confiance!

Sur les réseaux sociaux, ses proches sont restés sans mots face à la disparition de «Matt»: les mots ne peuvent pas décrire ce que je ressens en ce moment», écrit ainsi sa grande sœur.

Ubique!