8 septembre 1914: le Camp Valcartier plein à craquer

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Des soldats sur le Camp Valcartier en 1914. (Bibliothèque et Archives nationale Canada)
Des soldats sur le Camp Valcartier en 1914. (Bibliothèque et Archives nationale Canada)

Alors que débutait la Grande Guerre, c’est la naissance de la base de Valcartier, près de Québec, que l’on vit. Avant d’être une base, c’était un camp d’entraînement fondé août 1914 dans le cadre de la mobilisation de la Force expéditionnaire du Canada au début de la Première Guerre mondiale.

Du 8 au 22 août 1914, un champ de tir de 6 km comptant 1.500 cibles a été construit afin d’entraîner les troupes. Le site fut également utilisé comme camp d’internement pour les «étrangers ennemis», la plupart d’Europe de l’Est.

En date du 8 septembre, ce sont pas moins de 36.528 militaires qui auront répondu à l’appel de la mère patrie pour aller combattre en Europe.

C’est donc de Valcartier, après s’être entraînés, que partaient nos Canadiens pour combattre en Europe.

Le nom Valcartier fut emprunté à celui du village de Saint-Gabriel-de-Valcartier, duquel une large section de son territoire fut expropriée pour établir la base. En raison de sa proximité du port de Québec, Valcartier fut pendant un temps la plus grande base militaire au Canada, avec près de 35.000 hommes et 8 000 chevaux.

Le camp fut fermé après la guerre, mais, en 1930, le camp de Valcartier est ouvert à nouveau afin d’entraîner le Royal 22e Régiment et quelques unités de réserve. C’est à cette époque que les premières infrastructures permanentes sont construites.

En 1965, une étude des besoins de la base est effectuée et le gouvernement procède à l’expropriation des terres au nord de la rivière Jacques-Cartier, étendant ainsi les secteurs d’entraînement à 200 km 23.

Aujourd’hui, la base des Forces canadiennes Valcartier abrite le 5e Groupe Brigade Mécanisé du Canada (5 GBMC), une des trois brigades de l’Armée canadienne, avec Petawawa et Edmonton. Elle compte près de 5.000 militaires et 1.200 civils.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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