Forces armées canadiennes en Irak: Trudeau d’accord, Mulcair non

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Le Premier ministre Stephen Harper avec le chef du NPD Thomas Mulcair et le chef du PLC Justin Trudeau. (45eNord.ca)
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Le Premier ministre Stephen Harper avec le chef du NPD Thomas Mulcair et le chef du PLC Justin Trudeau. (45eNord.ca)
Le Premier ministre Stephen Harper avec le chef du NPD Thomas Mulcair et le chef du PLC Justin Trudeau. (45eNord.ca)

Le déploiement de 69 membres des Forces spéciales canadiennes et d’une centaine de membres de l’Aviation royale canadienne divise l’opposition sur les bancs de la Chambre des communes, à Ottawa.

Lors de la période des questions ce mercredi 17, le chef néo-démocrate de l’opposition officielle, Thomas Mulcair, a refusé d’accorder son soutien au déploiement des «69 conseillers» des forces spéciales qui sont supposés aider les forces kurdes en les aidant dans leurs tactiques, techniques et procédures pour lutter contre le groupe qui se fait appeler «État islamique».

M. Mulcair a affirmé ne pas pouvoir accorder son appui à la mission tant que le gouvernement refuse d’indiquer la date à laquelle elle a commencé, ce qui rend impossible de savoir à quel moment la période de 30 jours, après quoi la mission sera révisée, sera écoulée.

Selon le chef du NPD, un «flou artistique» entoure cette opération qui a des airs d’Afghanistan.

Dressant un parallèle entre ces deux pays, M. Mulcair a rappelé qu’au début du conflit afghan en 2001, le Canada avait envoyé un petit contingent de forces spéciales, avant d’envoyer finalement tout une force opérationnelle qui a compté jusqu’à 3.000 soldats en même temps. 158 militaires canadiens sont décédés lors du conflit qui a duré jusqu’en mars 2014.

L’Irak serait donc un Afghanistan bis, une «pente glissante» sur laquelle la situation serait susceptible de dégénérer très facilement.

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a quant à lui apporté son appui à l’opération, même s’il s’inquiète qu’il est quasi certain qu’elle durera bien plus de 30 jours en raison de «l’ampleur de la dévastation et de la crise humanitaire dans le nord de l’Irak».

Qualifiant la situation dans le nord du pays de véritable «catastrophe», M. Trudeau estime que les Canadiens ont la «responsabilité de protéger» les nombreux civils qui ont dû quitter leur foyer pour échapper à la menace de l’État islamique.

Il a dit que les «Canadiens veulent que leur gouvernement continue d’être une force en faveur de la paix dans le monde», en précisant que ce rôle concorde avec «nos valeurs».

Justin Trudeau a spécifié qu’à son avis, il est «parfaitement acceptable» d’entraîner l’armée locale et de lui offrir du soutien sans participer aux hostilités.

Il a souligné que le Canada disposait d’une «expertise en la matière» et qu’il devrait «être capable de la partager».