Golan: les 45 Casques bleus fidjiens libérés sont arrivés en Israël

Des Casques bleus dans le plateau du Golan, en Syrie (Wolfgang Grebien/ONU)
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Des Casques bleus dans le plateau du Golan, en Syrie (Wolfgang Grebien/ONU)
Des Casques bleus dans le plateau du Golan, en Syrie (Wolfgang Grebien/ONU)

Les 45 Casques bleus fidjiens qui avaient été enlevés le 28 août par un groupe armé sur le plateau du Golan en Syrie ont tous été libérés sains et saufs et sont arrivés en Israël, ont annoncé jeudi l’ONU et l’armée israélienne.

Ils ont été remis à la Force de l’ONU chargée de superviser le cessez-le-feu sur le Golan entre Israël et la Syrie (Fnuod) et sont en bonne forme, ont précisé les Nations unies dans un communiqué.

Les 45 Casques bleus sont passés peu après en Israël, a annoncé à l’AFP une porte-parole de l’armée israélienne.

Ils sont en Israël, a-t-elle déclaré, précisant que les Casques bleus avaient franchi la frontière dans la zone de Tel Fares, dans le centre du plateau du Golan.

Un correspondant de l’AFP a constaté qu’ils étaient transportés, à bord de véhicules de l’ONU, en direction d’une base des Nations unies située près de Qouneitra, dans la zone du plateau du Golan occupée par Israël.

Une ONG syrienne avait annoncé précédemment que les Casques bleus avaient été relâchés par leurs ravisseurs membres du Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda.

Ils ont été relâchés aujourd’hui par al-Nosra, avait déclaré à l’AFP l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Al-Nosra avait annoncé dans une vidéo diffusée dans la nuit de mercredi à jeudi qu’il allait prochainement libérer ses otages.

Les 45 Casques bleus avaient été capturés le 28 août à la suite de combats entre l’armée syrienne et des groupes rebelles dont Al-Nosra, près de Qouneitra, dans la zone de désengagement délimitée en 1974 entre Israël et la Syrie.

Al-Nosra a depuis formulé un certain nombre de conditions pour leur libération, dont celle de sortir de la liste noire des organisations terroristes établie par les Nations unies, selon l’armée fidjienne.

Le gouvernement des Fidji avait annoncé mercredi la libération prochaine des Casques bleus avant de se rétracter quelques heures plus tard, évoquant un cafouillage.