Le Caporal-chef Denis Demers de la 2e Ambulance de campagne, retrouvé mort à Petawawa

Le Caporal-chef Denis Demers, 44 ans, avait avait tenu la police ontarienne en haleine environ 40 heures près de la base de Petawawa en août dernier après une intervention de la police militaire (capture d'écran)
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Le Caporal-chef Denis Demers, 44 ans, avait avait tenu la police ontarienne en haleine environ 40 heures près de la base de Petawawa en août dernier après une intervention de la police militaire (capture d'écran)
Le Caporal-chef Denis Demers, 44 ans, retrouvé mort le 12 septembre, semble être le même qui avait tenu la police ontarienne en haleine environ 40 heures près de la base de Petawawa en août dernier après une intervention de la police militaire (capture d’écran)

Le Caporal-chef Denis Demers, 44 ans, qui avait été porté disparu il y a quelques jours, a finalement été retrouvé mort dans des circonstances qui restent à élucider, mais, de prime abord, la police croit pouvoir exclure un acte criminel.

L’homme est le même qui avait fait parler de lui le mois dernier quand il avait avait tenu la police ontarienne en haleine environ 40 heures près de la base de Petawawa, à 160 km au nord-ouest d’Ottawa, alors qu’il s’était barricadé, armée, à l’intérieur de son domicile, jeudi 28 août peu avant minuit, après une visite de la police militaire.

Il s’était finalement livré pacifiquement à la police samedi 31 août, et avait recouvré depuis sa liberté.

Porté disparu depuis quelques jours, il a été retrouvé mort le 12 septembre à 18h à Petawawa à l’extérieur de son domicile par la police provinciale de l’Ontario qui précise que tout porte à croire qu’il ne s’agit pas d’un homicide, bien que nous ne saurons la cause exacte du décès qu’au terme de l’enquête du Coroner qui a déjà démarré.

Denis Demers appartenait à la 2e Ambulance de campagne, basé à Petawawa, siège du 2e Groupe-brigade mécanisé du Canada. Enrôlé en 2002, il avait été déployé deux fois en Afghanistan, la première fois en 2008 et la deuxième en 2010.

Technicien médical lui-même, Demers pouvait bénéficier d’un suivi médical comme tous les membres des Forces armées, a souligné à 45eNord.ca la porte-parole de la Défense, Marie-Hélène Brisson, qui, bien que le respect de la confidentialité du dossier lui interdise de commenter davantage ce cas en particulier, a aussi noté que les troubles dont sont affectés nos soldats ne sont pas toujours reliés à leur travail.

Quant à la décision de le remettre en liberté après les événements du mois d’août, elle a bien sûr été prise, dans ce cas, par les autorités civiles.

Il restera maintenant à attendre les résultats de l’enquête du coroner.

Rappelons qu’il existe de nombreux services tant du côté militaire que du côté civil qui permet d’être «à l’écoute» des personnes en difficultés, tels que le 1 866 277-3553 du Centre de prévention de suicide du Québec, les différents programmes du Service de santé mentale des Forces armées canadiennes, la branche locale de votre Légion royale canadienne ou bien encore, à défaut, parler à quelqu’un de confiance fait toujours du bien!