Le NCSM Toronto bientôt en Mer Noire pour participer à l’exercice multinational SEA BREEZE

Le navire de guerre canadien NCSM Toronto entrera dans la mer Noire le 6 septembre 2014 pour prendre part à l'exercice multinational SEA BREEZE avec l'Ukraine, des États-Unis et d'autres nations à compter du 8 septembre (photo tirée du compte Twitter du NCSM Toronto)
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Le navire de guerre canadien NCSM Toronto entrera dans la mer Noire le 6 septembre 2014 pour prendre part à l'exercice multinational SEA BREEZE avec l'Ukraine, des États-Unis et d'autres nations à compter du 8 septembre (photo tirée du compte Twitter du NCSM Toronto)
Le navire de guerre canadien NCSM Toronto entrera dans la mer Noire le 6 septembre 2014 pour prendre part à l’exercice multinational SEA BREEZE avec l’Ukraine, des États-Unis et d’autres nations à compter du 8 septembre (photo tirée du compte Twitter du NCSM Toronto)

Alors que se multiplient les exercices et opérations des Occidentaux en Europe de l’Est depuis le début de la crise ukrainienne, le navire de guerre canadien NCSM Toronto croisera dans la mer Noire dans les prochains jours pour prendre part à l’exercice multinational SEA BREEZE avec des navires de huit nations, soit, outre le Canada,la Bulgarie, l’Espagne, les États-Unis, la Géorgie, la Roumanie, la Turquie et l’Ukraine.

Le NCSM Toronto, une frégate de classe Halifax, entrera dans la mer Noire le 6 septembre pour commencer l’exercice à partir le 8 septembre, ont déclaré des responsables militaires ce jeudi 4 septembre, premier jour du sommet de l’OTAN au Pays de Galles où les États membres de l’Alliance doivent coordonner leurs efforts en réponse aux actions de la Russie dans la crise ukrainienne.

L’objectif de l’exercice SEA BREZZE est l’interopérabilité, ont-ils ajouté.Les États-Unis et l’Ukraine mèneront l’exercice, avec la participation de l’OTAN. Quatorze navires de guerre sont impliqués.

Les responsables militaires ont pris soin de dire que SEA BREEZE est un exercice prévu de longue date et n’est pas exécuté en réponse à la crise en cours en Ukraine. Mais l’exercice est mené un peu plus d’une semaine après que les rebelles ukrainiens ont ouvert le feu sur un navire de la marine Ukraine dans la mer d’Azov.

L’Ukraine a déclaré qu’un de ses navires de patrouille maritime a subi une attaque d’artillerie des rebelles pro-russes de partir de la rive.

«Dans le contexte des actes d’agression du régime Poutine envers l’Ukraine, la présence du NCSM Toronto dans la mer Noire démontre l’engagement continu du Canada d’assurer des contributions valables aux efforts de paix et de sécurité en Europe centrale et en Europe de l’Est. Nous continuerons de travailler étroitement avec nos alliés et nos partenaires de l’OTAN dans la région afin de renforcer notre défense collective.», a déclaré le ministre de la Défense canadienne, Rob Nicholson.

Le rôle du Toronto

Pendant ses opérations dans la mer Noire, le NCSM Toronto dirigera l’unité opérationnelle 02 (TU.02) du SNMG 2, et travaillera de concert avec le navire espagnol Almirante Juan de Borbón. La TU.02 exercera ses activités avec la frégate roumaine Regele Ferdinand et le contre-torpilleur américain USS Ross, ainsi que des navires de la Bulgarie, de la Géorgie, de la Turquie et de l’Ukraine.

Dans le cadre de ses opérations dans la mer Noire, le NCSM Toronto effectuera également des escales visant à renforcer les relations diplomatiques et en matière de défense avec des partenaires stratégiques.

Le NCSM Toronto est une frégate de la classe Halifax, basé à la Flotte canadienne de l’Atlantique à Halifax (Nouvelle-Écosse). Il comprend un équipage de 250 membres de tous les grades, ainsi qu’un hélicoptère Sea King CH124 et un détachement aérien. Le NCSM Toronto a remplacé le NCSM Regina et s’est joint au Groupe maritime permanent de l’OTAN en août 2014.

En plus de l’exercice SEA BREEZE, environ cent (100) soldats des Forces armées canadiennes (FAC) participent à l’exercice STEADFAST JAVELIN II en Lettonie dans le cadre de l’opération REASSURANCE, qui constitue l’engagement du Canada à collaborer avec ses alliés de l’OTAN en vue de favoriser la sécurité et la stabilité en Europe centrale et en Europe de l’Est.

STEADFAST JAVELIN II est un exercice multinational qui se déroule du 2 au 8 septembre dans cinq pays de l’Europe: l’Allemagne, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne. Cet exercice vise à développer et à améliorer l’interopérabilité, l’état de préparation, les capacités relatives aux opérations interarmées, et les interventions multinationales en cas de crise.

L’opération REASSURANCE fait référence aux activités militaires menées par les Forces armées canadiennes pour appuyer les mesures d’apaisement mises de l’avant par l’OTAN par la fourniture de capacités militaires destinées à l’instruction, aux exercices, aux démonstrations et à l’exécution de tâches assignées par l’OTAN.

Et, comme si ce n’était pas assez, encore un autre exercice, RAPID TRIDENT 14, auquel plus d’une dizaine de militaires canadiens prendront part en compagnie de soldats d’une douzaine de pays, dont les États-Unis et le Canada, se déroulera du 13 au 26 septembre dans l’ouest de l’Ukraine, dont la partie orientale est en proie à un conflit armé, a annoncé ce mercredi 3 septembre le ministère polonais de la Défense.

La crise

Les exercices et opérations des Occidentaux, Canadiens compris, se multiplient depuis le début de la crise en Ukraine, qui a provoqué les plus graves tensions entre les Occidentaux et la Russie depuis la fin de la guerre froide, est au cœur du sommet de l’OTAN, qui doit réaffirmer son soutien au président Porochenko affaibli, et accentuer sa pression sur Moscou, accusé d’agression militaire en Ukraine.

Le président ukrainien Petro Porochenko et les dirigeants américain, britannique, français, allemand et italien ont d’ailleurs entamé ce matin é des entretiens à Newport (Royaume-Uni), avant l’ouverture officielle du sommet.

Le président russe Vladimir Poutine a proposé mercredi un plan de règlement du conflit ukrainien, mais celui-ci a été qualifié de «poudre aux yeux» par Kiev et de « soi-disant plan de paix » par le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen.

Le Premier ministre Stephen Harper pour sa part doit participer à une série de rencontres bilatérales avec des responsables jeudi, dont le président ukrainien Petro Porochenko et des responsables de l’OTAN.

Le Premier ministre canadien assistera également à une réunion sur l’Afghanistan où il doit réitérer l’engagement du Canada à continuer à aider ce pays. Canada ne fournit pas de troupes pour les missions futures de l’Afghanistan, mais apporte aide et un soutien financier.