L’Égypte en première ligne dans la lutte anti-terroriste

Le chef de l'armée égyptienne, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, le 16 février 2014 à Moscou (Vasily Maximov/AFP)
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Le chef de l'armée égyptienne, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, le 16 février 2014 à Moscou (Vasily Maximov/AFP)
Le Président égyptien alors qu’il était encore le chef de l’armée égyptienne, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, le 16 février 2014 à Moscou (Vasily Maximov/AFP)

L’Égypte est en première ligne dans la lutte anti-terroriste, a indiqué samedi au Caire le secrétaire d’État américain John Kerry qui met en place une coalition internationale pour tenter de défaire les jihadistes de l’État islamique (EI) en Syrie et en Irak.

L’Égypte est en première ligne dans la lutte contre le terrorisme, en particulier en ce qui concerne la lutte contre les groupes extrémistes dans le Sinaï, a indiqué M. Kerry lors d’une conférence de presse, en allusion aux groupes disant s’inspirer d’Al-Qaïda, responsables d’attaques meurtrières contre les forces de sécurité dans cette péninsule de l’est égyptien.

«C’est pour cela que dans un effort de soutien, nous avons annoncé le mois dernier la livraison d’hélicoptères Apache à l’Égypte», a-t-il précisé.

Les attaques contre les forces égyptiennes se sont multipliées en représailles à la sanglante répression visant les partisans de l’ex-président islamiste Mohamed Morsi destitué par l’armée et qui a fait plus de 1.400 morts.

Les relations entre l’Égypte et les Etats-Unis se sont détériorées après la destitution de M. Morsi, poussant Washington à suspendre momentanément une partie de son aide militaire.

M. Kerry s’exprimait en présence de son homologue égyptien Sameh Choukri après avoir rencontré le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi.

Washington voudrait qu’en Égypte les institutions religieuses se prononcent contre l’EI et en parlent dans leurs sermons du vendredi, dans les mosquées, a expliqué un diplomate américain avant la conférence de presse.

L’Égypte, qui s’est engagée à appuyer les efforts américains en vue de tenter d’éradiquer les jihadistes de l’EI en Irak et en Syrie, ne devrait néanmoins pas y apporter un soutien militaire.