Les CF-18 de la Force opérationnelle canadienne ont intercepté un Antonov russe

Deux CF-188 Hornet décollent dans le cadre d’un exercice de décollage immédiat à la base aérienne de Šiauliai, en Lituanie, le 3 septembre 2014, au cours du bloc 36 de la mission de police aérienne de l’OTAN dans les pays baltes (Caporal Ken Galbraith/FAC)
Temps de lecture estimé : 3 minutes
Deux CF-188 Hornet décollent dans le cadre d’un exercice de décollage immédiat à la base aérienne de Šiauliai, en Lituanie, le 3 septembre 2014, au cours du bloc 36 de la mission de police aérienne de l’OTAN dans les pays baltes (Caporal Ken Galbraith/FAC)
Deux CF-188 Hornet décollent dans le cadre d’un exercice de décollage immédiat à la base aérienne de Šiauliai, en Lituanie, le 3 septembre 2014, au cours du bloc 36 de la mission de police aérienne de l’OTAN dans les pays baltes (Archives/Caporal Ken Galbraith/FAC)

Des avions de chasse canadiens CF-18 Hornet armés de missiles Sidewinder ont intercepté un avion Antonov AN-26de la force aérienne russe sur la mer Baltique, a révélé l’Aviation royale canadienne cette semaine.

L’événement s’est déroulé a le 11 septembre dans l’espace aérien international, a précisé le Lieutenant-colonel David Pletz, Commandant de la Force opérationnelle aérienne canadienne (FOA).

L’avion Antonov avait décollé de la base aérienne russe de Kaliningrad, une enclave russe sur la mer Baltique en bordure de la Pologne et la Lituanie et à 80 kilomètres de Siaulai.

L’An-26 est un avion biturbopropulseur produit par le constructeur soviétique Antonov entre 1968 et 1985 et qui servent aujourd’hui servent au transport de fret et de personnels dans la majorité des conflits actuels dont, bien sûr, la crise Ukrainienne en 2014.

Les avions de guerre canadiens ont donc volé aux côtés de l’Antonov An-26, ont regardé l’habitacle de l’avion russe et l’ont ensuite suivi pendant plusieurs minutes, s’assurant qu’il reste hors de l,espace aérien des États baltes.

Même si la mission de police aérienne est une mission en temps de paix, les chasseurs canadiens sont armés de missiles air-air AIM-9 Sidewinder courte-portée guidés par infrarouge de type tire et oublie,

Conçus et fabriqués aux États-Unis et particulièrement efficace en combat air-air rapproché, ces missiles tirent leur nom leur nom d’un serpent, le sidewinder snake (Crotalus cerastes, espèce de crotale) qui détecte lui aussi ses proies par la chaleur.

La force opérationnelle aérienne (FOA) canadienne, qui est arrivée à Šiauliai le 26 août et a commencé le 1er septembre sa mission de police aérienne dans les pays baltes dans le cadre des mesures de réassurance de l’OTAN envers les pays alliés.

Pendant la mission de police aérienne dans les pays baltes, quatre aéronefs CF188 Hornet et plus de 130 membres de l’Aviation royale canadienne (ARC) travaillent de concert avec les alliés de l’OTAN de septembre à décembre 2014, afin de préserver l’intégrité de l’espace aérien estonien, letton et lituanien et d’intervenir en cas d’intrusion ».

«Nous avons remarqué une augmentation de l’activité de l’air russe autour de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie», a déclaré pour sa part le Lieutenant-colonel Vidmantis Raklevicius, commandant de l’ancienne base aérienne soviétique maintenant utilisé par les Canadiens, cité par la chaîne canadienne de journaux Postmedia.

«Tous les détachements ont effectué des interceptions. Il s’agit d’un message clair aux Russes que l’OTAN est engagée. L’OTAN se soucie de tous ses membres, peu importe leur taille ou leurs capacités», d’ajouter le commandant lituanien.

Par ailleurs, alors qu’il est de plus en plus question que le Canada se joigne en outre à la lutte de la coalition menée par les États-Unis contre le groupe l’État islamique en Irak et en Syrie, le Commandant de la FOA, David Pletz, se déclare prêt: «Nous suivons évidemment les événements dans le monde et ce qui se passe à la maison [au Canada] […] Nous n’avons aucune idée de ce que la décision pourrait être, mais quelle qu’elle soit, nous sommes prêts à suivre les directives données par le gouvernement. Que nous soyons ici au cours de ces événements mondiaux montre bien notre flexibilité.»

Si cela se produit les équipages prévus pour remplacer le mois prochain ceux qui sont actuellement en Lituanie pourraient être envoyé ailleurs, et le déploiement de ceux qui sont ici pourrait être prolongé jusqu’à la fin de la mission de police aérienne du Canada début janvier.

«Cette nouvelle tâche attribuée à la force opérationnelle aérienne canadienne représente une autre composante de l’opération REASSURANCE et renforce l’engagement continu du Canada de promouvoir la sécurité et la stabilité en Europe centrale et en Europe de l’Est», avait déclaré pour sa part début septembre à propos de la mission de la FOA le lieutenant-général Stuart A. Beare, à l’époque où il était encore commandant du Commandement des opérations interarmées du Canada.