Les États-Unis affirment que c’est le Canada qui a offert d’aider en Irak!

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En visite à Abou Dhabi, le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a déclaré, ce jeudi, que les Etats-Unis pensaient que le régime syrien a utilisé des armes chimiques à petite échelle (Photo: Archives/Glenn Fawcett/DoD)
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Le ministre de la Défense canadien Rob Nicholson et le Secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel à mexico les 23 et 24 avril 2014 pour la deuxième rencontre trilatérale des ministres de la Défense des États-Unis, le Canada et le Mexique (DoD)
Le ministre de la Défense canadien Rob Nicholson et le Secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel. (Archives/DoD)

Le gouvernement américain dit que c’est bien le Canada qui a demandé à pouvoir faire plus en Irak, ce qui a mené à ce que les États-Unis envoient une lettre de demande.

Le Premier ministre Stephen Harper affirmait hier lors d’une séance de questions/réponses avec Gerard Baker, éditeur en chef du Wall Street Journal, que le gouvernement américain lui avait demandé, au cours des derniers jours, d’augmenter sa participation dans la lutte contre les djihadistes de l’«État islamique» en Irak et en Syrie.

La capitaine de frégate Elissa Smith, porte-parole du Secrétaire américain à la Défense, a déclaré à Global News que ce sont les Canadiens qui les ont contacté pour demander comment ils pouvaient aider dans la lutte.

«Ce que je peux vous dire, c’est que les Canadiens ont demandé des détails supplémentaires sur ce qu’ils pouvaient faire pour contribuer aux efforts de la coalition pour aider le gouvernement irakien dans la lutte contre [l’EI] et (le ministère de la Défense) a envoyé une lettre décrivant les domaines où leur contribution serait être utile», a précisé la porte-parole.

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, s’est dit «inquiet» que le Premier ministre ait trompé les Canadiens. «Le premier ministre ne devrait pas se livrer à de tels jeux politiques et brouiller les cartes quand la vie de nos soldats est en jeu. C’est tout simplement inacceptable», a déclaré Justin Trudeau par voie de communiqué.

«Il semble maintenant que c’est M. Harper qui ait approché les Américains et dit: ‘Que pouvons-nous faire?’ Et ils ont tout simplement répondu à sa demande», a déclaré le chef du NPD Thomas Mulcair lors d’une interview. «C’est aussi une indication assez claire que M. Harper a l’intention de de nous impliquer encore plus dans cette guerre en ce moment».

Jusqu’à présent, le gouvernement canadien s’est engagé de deux façons en Irak: la première par l’envoi d’une force de près de 150 membres de l’Aviation royale canadienne qui effectuent des livraisons d’armes et de matériels divers aux forces irakiennes. La deuxième, par l’envoi de 69 conseillers des Forces spéciales pour une mission de non-combat de 30 jours. Cette deuxième mission doit normalement prendre fin début octobre.