Lutte contre l’État islamique: les Australiens déploieront 8 avions de combat Super Hornet

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Royal Australian Air Force (A44-222) F/A 18F Super Hornet landing after an air display during the 2013 Avalon Airshow (Wikipédia)
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Le premier ministre australien Tony Abbott annonce la contribution de son pays à la coalition internationale contre les djihadistes de l'État islamique domanche 14 septembre à Darwin, en compagnie du chef d'État-major (Office of the Prime Minister of Australia)
Le premier ministre australien Tony Abbott annonce la contribution de son pays à la coalition internationale contre les djihadistes de l’État islamique dimanche 14 septembre à Darwin, en compagnie du chef d’État-major (Office of the Prime Minister of Australia)

L’Australie va déployer du personnel militaire et huit avions de chasse F/A18 Super Hornet aux Émirats arabes unis pour participer à la coalition internationale contre les djihadistes de l’État islamique a annoncé ce dimanche le Premier ministre australien Tony Abbott.

En réponse à une requête formelle des États-Unis, l’Australie enverra dans les prochains jours un contingent de 600 hommes – 400 personnels de l’armée de l’air et 200 membres des forces spéciales -, afin de préparer des opérations militaires contre l’EI, a-t-il dit. Ils seront positionnés dans la base américaine aux Émirats.

Tony Abbott a jugé que ce déploiement était une contribution «prudente et proportionnée» à la coalition, ajoutant que son gouvernement n’avait pas encore pris la décision d’envoyer des troupes combattantes.

Outre les avions de combat F/A18 Super Hornet, la Royal Australian Air Force va déployer également un avion de détection, d’alerte précoce et de contrôle E-7A Wedgetail et un avion multi-rôle et de ravitaillement en vol KC-30A.

Les avions de la Royal Australian Air Force devraient partir de la base aérienne d’Amberly la semaine prochaine.

Les 200 autres militaires des Special Air Services (SAS), basés à Perth, quitteront pour leur part un peu plus tôt.

Tout comme le Canada, l’Australie a déjà fournit une assistance aérienne pour le transport des des armes et des munitions ainsi que de l’aide humanitaire aux personnes en détresse dans le nord de l’Irak à l’aide d’un C-130J Hercules et C-17A Globemaster.

C’est le général des Marines à la retraite John Allen, qui a commandé les forces de la coalition en Afghanistan, qui a été choisi par l’administration Obama pour coordonner le combat de coalition formée par les États-Unis pour venir à bout du groupe ultra-radical et sanguinaire qui vient de décapiter un troisième otage ce week-end et menace de tuer un quatrième.

Les contours de cette alliance se dessineront avec plus de précisions lundi à Paris où se tient une conférence internationale sur l’Irak et sur la lutte contre le groupe extrémiste sunnite qui s’est emparé début juin de pans entiers du territoire irakien dans une offensive fulgurante et a proclamé un «califat» où il exige l’obéissance absolue et fait régner la terreur sur les territoires qu’il contrôle désormais en Irak et en Syrie.

Arrivé samedi soir à Paris, le Secrétaire d’État américain John Kerry participera à cette réunion qui devrait permettre à chacun des la vingtaine de pays présents «d’être beaucoup plus précis sur ce qu’il peut ou veut faire» contre l’EI, selon les mots d’un diplomate français

Allié du régime syrien honni, l’Iran, n’y a par contre pas été invité, les États-Unis s’étant opposé à la présence de Téhéran.

Pour préparer cette conférence, le président français François Hollande s’était quant à lui rendu vendredi en Irak, promettant d’aider «encore davantage militairement» ce pays, dont les troupes mal entraînées, qui ne parviennent pas à faire face seules à l’EI, bénéficient de l’aide des combattants kurdes et chiites et des frappes américaines depuis plus d’un mois.