Mistral: le contrat est suspendu jusqu’en novembre

Le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Mistral au mouillage à Brest (Photo; WikiCommons)
Le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Mistral au mouillage à Brest (Photo; WikiCommons)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Mistral au mouillage à Brest (Photo; WikiCommons)
Le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Mistral au mouillage à Brest (Photo; WikiCommons)

La France a entendu la pression de la communauté internationale en pleine crie ukrainienne et a décidé de suspendre jusqu’en novembre la livraison du premier navire de guerre Mistral à la Russie, a indiqué une source diplomatique française.

«La décision a été prise en début de semaine. Le contrat est suspendu jusqu’en novembre. C’est à cette date que l’on verra s’il y a des conséquences financières, a précisé cette source», ajoutant que celles-ci pourraient nous coûter 1 milliard d’euros.

«On nous reprochait de vouloir les livrer, on ne peut pas nous reprocher de ne pas vouloir les livrer», a encore déclaré cette source diplomatique.

À Moscou, un vice-ministre russe de la Défense, Iouri Borissov, a assuré à l’agence officielle Itar-Tass que le refus à ce contrat ne sera pas une tragédie pour nous en matière de plan de réarmement.

«Même si c’est bien évidemment désagréable et apporte certaines tensions dans les relations avec nos collègues français», a-t-il ajouté.

«Les conditions pour que la France autorise la livraison du premier des deux navires de guerre Mistral à la Russie ne sont pas à ce jour réunies compte tenu de l’aggravation de la situation en Ukraine», a déclaré l’Elysée mercredi.

Les actions menées récemment par la Russie dans l’est de l’Ukraine contreviennent aux fondements de la sécurité en Europe, a fait valoir aussi l’Elysée à la veille d’un sommet de l’Otan au Pays de Galles.

Les États-Unis avaient une nouvelle fois dénoncé mercredi la vente par la France de navires de guerre à la Russie, au moment où les Européens s’apprêtent à renforcer leurs sanctions contre Moscou, accusée de participer directement aux combats dans l’est de l’Ukraine.