Ukraine : l’UE envisage des sanctions contre le ministre russe de la Défense

Le président russe Vladimir Poutine le 16 juillet 2013 avec son ministre de la Défense Sergei Shoigu (g), en observation de manoeuvres militaires dans l'océan Pacifique (Archives/Alexei Nikolsky/AFP)
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Le président russe Vladimir Poutine le 16 juillet 2013 avec son ministre de la Défense Sergei Shoigu (g), en observation de manoeuvres militaires dans l'océan Pacifique (Archives/Alexei Nikolsky/AFP)
Le président russe Vladimir Poutine le 16 juillet 2013 avec son ministre de la Défense Sergei Shoigu (g), en observation de manoeuvres militaires dans l’océan Pacifique (Archives/Alexei Nikolsky/AFP)

L’Union européenne pourrait ajouter le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, à la liste des personnalités visées par les sanctions pour atteinte à la souveraineté de l’Ukraine, a-t-on appris jeudi de sources européennes.

Le nom du ministre de la Défense fait lobjet de discussions parmi les ambassadeurs des 28, a indiqué une source. Ils continuaient jeudi à préparer la nouvelle batterie de sanctions que les chefs d’État et de gouvernement ont décidé d’imposer à la Russie samedi dernier après les informations sur la participation directe de troupes russes aux combats dans l’est de l’Ukraine.

Une autre source diplomatique a confirmé que l’ajout du ministre parmi les nouvelles personnalités ciblées faisait l’objet de discussions.

Au total, une vingtaine de personnalités provenant des cercles du pouvoir et de l’entourage du président russe Vladimir Poutine pourraient être ajoutées à la liste des personnes visées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager dans l’UE, a ajouté la source européenne.

Une centaine de responsables russes et ukrainiens, et une vingtaine d’entités ont jusque là été visés par ces sanctions ciblées, dont le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine et les chefs des services de renseignement russes.

Les propositions soumises par la Commission européenne prévoient aussi d’approfondir les sanctions économiques dites de phase 3 décidées fin juillet, et qui visent l’accès aux marchés de capitaux, la défense, les biens à double usage civil et militaire, et les technologies sensibles.

Les principales pistes consisteraient à restreindre encore l’accès de la Russie aux marchés financiers européens, et à durcir les conditions de vente des équipements pouvant avoir une utilisation militaire ainsi que les technologies pour l’exploitation pétrolière.

Pour permettre une adoption rapide des sanctions, les dirigeants européens des pays membres de l’Otan pourraient profiter de leur présence au sommet de Newport pour endosser la série de mesures élaborée par leurs ambassadeurs à Bruxelles.

Ces derniers doivent à nouveau se réunir vendredi, journée au cours de laquelle l’UE doit prendre sa décision, selon la ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini.