Après St-Jean, le Canada a relevé son niveau d’alerte en raison des risques d’attentats

Dans sa lutte au terrorisme, et particulièrement aux djihadistes canadiens qui tentent de rentrer au pays, le gouvernement du Canada a l’intention de doter Le Service canadien du renseignement de sécurité renforcer la capacité des renseignements canadiens mener des enquêtes sur les menaces à l’extérieur du Canada.
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Dans sa lutte au terrorisme, et particulièrement aux djihadistes canadiens qui tentent de rentrer au pays, le gouvernement du Canada a l’intention de doter Le Service canadien du renseignement de sécurité  renforcer la capacité des renseignements canadiens mener des enquêtes sur les menaces à l’extérieur du Canada.
Dans sa lutte au terrorisme, et particulièrement aux djihadistes canadiens qui tentent de rentrer au pays, le gouvernement du Canada a l’intention de doter Le Service canadien du renseignement de sécurité renforcer la capacité des renseignements canadiens mener des enquêtes sur les menaces à l’extérieur du Canada (Archives/Sécurité publique Canada)

Le niveau d’alerte sur les risques d’actions terroristes au Canada a été relevé d’un cran «de bas à moyen», a indiqué le ministère fédéral de la Sécurité publique après qu’un soldat eut été tué par un homme «radicalisé» aux idées islamistes.

L’échelle des risques n’est pas connue publiquement car présentée comme «un outil interne qui permet aux organismes de sécurité d’informer les premiers intervenants du niveau de la menace au Canada», a indiqué Jean-Christophe de Le Rue, porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney.

Le porte-parole de M. Blaney  a précisé que la remontée du niveau d’alerte «ne découle pas d’une menace précise», mais d’un ensemble de menaces.

«La décision de relever ce niveau est liée à une augmentation de l’ensemble» des conversations des organisations islamistes radicales comme le groupe Etat islamique (EI), les shebab somaliens ou le groupe Al-Qaïda, a-t-il fait observer.

En remontant d’un cran ce niveau d’alerte, le Canada estime qu’«un individu ou un groupe au Canada ou à l’étranger a l’intention et la capacité de commettre un acte terroriste», a expliquer Jean-Christophe de Le Rue.

Cette décision intervient après qu’un jeune Québécois de 25 ans a fauché mortellement lundi à St-Jean-sur-Richelieu  un militaire en tenue avant d’être abattu par la police, dans un geste qualifié d’acte terroriste par le gouvernement canadien.

L’individu qui était au volant du véhicule , converti récemment à l’Islam et autoradicalisé, s’était fait confisquer son passeport par les autorités canadiennes pour éviter qu’il ne se rende à l’étranger afin de combattre aux côtés des djihadistes.

Il faisait aussi  des 90 Canadiens surveillés par la police fédérale qui l’avait à l’œil depuis l’été mais ne disposait pas s de suffisamment de preuves pour le faire accuser.

Mardi après-midi, lors d’une conférence de presse conjointe  à St-Jean-sur-Richelieu avec son homologue provinciale, Lise Thériault,  le ministre canadien de la Sécurité publique, Steven Blaney, avait déclaré que l’attentat démontrait que la menace terroriste était «bien réelle» au Canada.

«Ce qui est arrivé hier (lundi) est manifestement lié à une idéologie terroriste», a dit le ministre.

Pour sa part, «La menace est réelle (…) mais la réalité est que nous sommes dans un pays très sécuritaire. Nous ne tenons pas cette sécurité pour acquise, et c’est pourquoi nous travaillons très fort sur certains de ces enjeux», a tempéré quant à lui le ministre des Anciens combattants, Julian  Fantino, ancien chef de la police régionale de York et du service de police de Toronto.

L’attaque de St-Jean survient en outre au moment où le  gouvernement conservateur  venait d’annoncer son intention dans sa lutte au terrorisme, et particulièrement aux djihadistes canadiens qui tentent de rentrer au pays, de renforcer les capacités du Service canadien du renseignement de sécurité à mener des enquêtes sur les menaces à l’extérieur du Canada.

*Avec AFP