Burkina Faso: sous la pression de la rue et de l’armée, Blaise Compaoré quitte le pouvoir

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À l'Assemblée nationale à Ouagadougou, plusieurs bureaux, dont celui du président du Parlement, ont été ravagés par les flammes. (Issouf Sanogo/ AFP)
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À l'Assemblée nationale à Ouagadougou, plusieurs bureaux, dont celui du président du Parlement, ont été ravagés par les flammes. (Issouf Sanogo/ AFP)
À l’Assemblée nationale à Ouagadougou, plusieurs bureaux, dont celui du président du Parlement, ont été ravagés par les flammes. (Issouf Sanogo/ AFP)

Le président burkinabè Blaise Compaoré a annoncé par la voie d’un communiqué émis vendredi, qu’il quitte le pouvoir, ajoutant souhaiter des élections «libres et transparentes» sous 90 jours. C’est un général qui prendra la relève temporairement.

Quelques heures plus tôt, c’est un représentant de l’armée qui avait affirmé à la foule que le président Blaise Compaoré «n’est plus au pouvoir», provoquant une explosion de joie parmi les dizaines de milliers de personnes rassemblées dans le centre de Ouagadougou.

«À partir de ce jour, Blaise Compaoré n’est plus au pouvoir», a lancé peu avant 12h30 locales (8h30, Montréal) le colonel Boureima Farta, hissé sur les épaules de militaires. L’officier était venu, à pied et sous escorte, depuis l’état-major des armées, tout proche de la place de la Nation, où les manifestants ont afflué dans la matinée.

Déchu, le président Compaoré à cependant pris le temps de tweeter un dernier message:

Assemblée nationale incendiée, télévision publique prise d’assaut, violences en province, appels à la démission du président: le Burkina s’est enflammé jeudi. Cette crise a provoqué l’intervention des militaires, puis du président Compaoré dans la nuit, créant la confusion générale.

Le chef d’état-major des armées, le général Nabéré Honoré Traoré, dans un communiqué lu par un officier, a annoncé la création d’un «organe de transition», chargé des pouvoirs exécutifs et législatifs, dont l’objectif est un retour à l’ordre constitutionnel «dans un délai de douze mois».

Le général Traoré, a également annoncé qu’il prenait le pouvoir au Burkina Faso et assurera la présidence de cet organe de transition jusqu’à l’organisation d’élections libres et transparentes.