D’autres hommages au Québec pour Nathan Cirillo et Patrice Vincent

L’adjudant Patrice Vincent, membre de l’Unité interarmées de soutien du personnel au Centre intégré de soutien du personnel de St-Jean (MDN)
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L’adjudant Patrice Vincent, membre de l’Unité interarmées de soutien du personnel au Centre intégré de soutien du personnel de St-Jean (MDN)
L’adjudant Patrice Vincent, membre de l’Unité interarmées de soutien du personnel au Centre intégré de soutien du personnel de St-Jean (MDN)

Au Québec aussi plusieurs hommages seront rendus aux militaires assassinés, le jeune réserviste de Hamilton Nathan Cirillo et l’adjudant Patrice Vincent, de St-Jean-sur-Richelieu, tous deux tués par des partisans du djihad, le premier à Ottawa le 22 octobre, le second à St-Jean sur Richelieu.

Hier, à la cérémonie à Ottawa en l’honneur du jeune réserviste tué par un partisan du djihad mercredi, étaient aussi présents des représentants du gouvernement québécois et Martin Coiteux, président du Conseil du trésor, a offert au nom du gouvernement provincial du Québec ses sympathies à la famille du caporal Cirillo, aux blessés et aux proches des blessés.

Le Québec a lui aussi été endeuillé par la mort de l’adjudant Patrice Vincent, assassiné par un autre apprenti djihadiste, Martin Ahmad Rouleau, qui a foncé avec sa voiture sur un groupe de militaires à St-Jean-sur-Richelieu lundi 20 octobre, tuant le militaire de 53 ans avant d’être lui-m^me abattu par la police locale quelques minutes plus tard.

L’adjudant Patrice Vincent était membre de l’Unité interarmées de soutien du personnel au Centre intégré de soutien du personnel de St-Jean, est décédé des suites de ses blessures le soir du 20 octobre 2014.

Les Centres intégrés de soutien du personnel comme celui où travaillait l’adjudant Vincent s’adressent aux militaires et aux vétérans des Forces canadiennes (force régulière et de la réserve).

Amère ironie, «Des employés d’Anciens Combattants Canada et du ministère de la Défense nationale y travaillent côte-à-côte et veillent à combler leurs besoins et ceux de leurs familles, qu’ils aient besoin de soins de santé, pour faire la transition à la vie civile ou…d’aide pour vivre un deuil.

Outre travailler au Centre de soutien intégré aux militaires dans le parking duquel il a été fauché, Patrice Vincent était aussi pompier au 438 Escadron tactique d’hélicoptères à St-Hubert, où, à l’occasion du 80e anniversaire de l’Escadron, un hommage solennel lui sera rendu aujourd’hui.

Une cérémonie en hommage aux deux militaires canadiens assassinés aura aussi lieu aujourd’hui à Montréal à 14 h au parc Dorchester.

Les organisateurs ont demandé à ceux qui iront se recueillir d’apporter une fleur pour chaque soldat et la population pourra également signer un livre de condoléances qui sera remis aux familles des deux disparus.

L’une des porte-parole de l’événement, Antoinette Mercurio, a souligné que le rassemblement vise également à soutenir les Forces armées canadiennes «qui défendent la liberté» des Canadiens.

De son côté, la famille de Patrice Vincent, qui dit vouloir vivre son deuil dans l’intimité, a déclaré que «C’est avec beaucoup de tristesse et un grand choc» qu’elle a appris «la disparition subite de Patrice», qui était «très fier de servir au sein des Forces armées canadiennes».

La famille de M. Vincent s’est aussi adressé aux proches du caporal Nathan Curillo en disant «partager leur peine et d’être avec eux de tout cœur» et a aussi eu des mots pour réconforter la famille du jeune Rouleau qui a foncé avec sa voiture sur le groupe de militaires, déclarant que ses «pensées vont également à la famille Couture-Rouleau qui traverse des moments difficiles.»

Les funérailles de l’adjudant Vincent auront lieu le samedi 1er novembre, à 11 heures, à la Cathédrale de Longueuil, coin Chemin Chambly et rue Saint-Charles.

Les membres de la famille Vincent souhaitent que leur intimité soit respectée durant cette période de deuil difficile, mais parlent de créer une page Facebook pour «permettre aux amis de partager leurs propres souvenirs de Patrice et de le garder bien vivant».