Deux militaires happés par une voiture à St-Jean, le suspect en fuite soupçonné d’agir au nom d’Allah abattu par la police

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La police de Saint-Jean-sur-Richelieu a touché lundi 20 octobre en fin de matinée d'une ou plusieurs balles un suspect qui venait de foncer sur deux militaires avec sa voiture, en fin d'avant-midi dans le stationnement d'un centre commercial sur le boulevard du Séminaire Nord à St-Jean sur Richelieu avant de prendre la fuite (Google Maps)
La police de Saint-Jean-sur-Richelieu a touché lundi 20 octobre en fin de matinéed’une ou plusieurs balles un suspect qui venait de foncer sur deux militaires avec sa voiture, en fin d’avant-midi dans le stationnement d’un centre commercial sur le boulevard du Séminaire Nord à St-Jean sur Richelieu avant de prendre la fuite (Google Maps)

La police de Saint-Jean-sur-Richelieu a touché d’une ou plusieurs balles un suspect qui venait de foncer sur deux militaires avec sa voiture, en fin de matinée dans le stationnement d’un centre commercial sur le boulevard du Séminaire Nord à St-Jean sur Richelieu avant de prendre la fuite.

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Mise à jour au 21/10/2014 à 13h24

Le militaire décédé a été identifié, il s’agit d’un adjudant de 53 ans, Patrice Vincent.

—–-à 10h51

Aujourd’hui, mardi, au point de presse commun de la ministre provinciale de la Sécurité publique, Lise Thériault, et de son collègue fédéral Steven Blaney, ce dernier a bien confirmé que l’individu était bien sur la liste des Canadiens surveillés.

Les deux ministres ont aussi annoncé que la GRC offrira son soutien à la Sûreté du Québec qui mène l’enquête et les deux corps policiers collaboreront  étroitement.

 

—– à 7h23

Geneviève Bruneau, des communications au Quartier général de la Sûreté du Québec, vient de confirmer à 45eNord.ca qu’un des deux militaires fauchés hier par une voiture est décédé. La Sûreté, qui est encore «en processus» pour prévenir toute la famille, n’a pas encore dévoilée son identité.

Toujours selon la SQ, l’autre militaire, blessé plus légèrement, est dans un état stable. 

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Mise à jour au 20/10/2014 à 19h00

Martin «Ahmad» Rouleau était bien un individu qui s’était radicalisé, selon les autorités fédérales.

«Cet individu était connu des autorités fédérales, incluant notre équipe intégrée de sécurité nationale à Montréal et d’autres autorités qui étaient concernées qu’il était devenu radicalisé», écrit la Gendarmerie royale canadienne dans une déclaration publiée sur son site.

«Par respect pour l’enquête criminelle présentement en cours, suite aux événements terribles d’aujourd’hui, la GRC ne fera pas d’autres commentaires à l’exception de dire que nous travaillons avec nos partenaires policiers afin d’assurer que toutes les avenues de l’enquête sont poursuivies», ajoute la police fédérale canadienne.

—-à 17h42

La Sûreté du Québec a confirmé en fin d’après-midi que le suspect, un homme de 25 ans connu des milieux policiers, est maintenant décédé. Il s’agirait, selon les médias d’un jeune Québécois du nom de Martin Couture Rouleau qui aurait dit agir au nom d’Allah.

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Pourchassé par la police le fuyard, après avoir perdu la maîtrise de son véhicule après quelques instants de poursuite seulement à l’angle du boulevard du Séminaire Sud et de la rue Schubert, à environ 5 km des lieux où il venait de foncer sur les deux piétons, serait alors sorti de son véhicule et aurait foncé vers les policiers brandissant un couteau, qui ont alors fait feu, blessant l’homme très grièvement.

La Sergente Joyce Kemp, porte-parole de la Sûreté du Québec, qui mènera l’enquête puisque le corps de police locale est impliquée, a confirmé à 45eNord.ca qu’on craint pour la vie du suspect ainsi que pour celle d’un des deux piétons, l’autre n’ayant été que légèrement blessé.

Le député conservateur de Prince Albert, en Saskatchewan, Randy Hoback, a été jusqu’à évoquer à la Chambre des communes un «potentiel attentat terroriste à Saint-Jean-sur-Richelieu»,

Le Premier ministre Harper a dit en réponse au député de Prince Albert suivre l’enquête de près. «Nous suivons de près la situation et rendons disponibles toutes les ressources du gouvernement fédéral», a-t-il déclaré à la Chambre des communes, affirmant en outre les informations entourant l’événement étaient «troublantes» et que le gouvernement suivait la situation de près.

L’enquête n’en est pourtant qu’à ses débuts et on ignore pour l’instant s’il y avait un lien entre le suspect et les victimes et si c’est volontairement ou accidentellement que l’homme a foncé sur eux nous a pourtant bien dit et redit la Sûreté du Québec qui mène l’enquête.

45eNord,ca a tenté, sans succès pour l’instant, de joindre le député Hoback pour savoir ce qui lui permettait de dire quand il a posé sa question à la Chambre qu’«Il y a des informations non confirmées voulant qu’une possible attaque terroriste [aurait pu être commise]contre deux membres des Forces armées près de Saint-Jean-sur-Richelieu».

Le Bureau du premier ministre Harper n’a pas non plus expliqué pour quelle raison on a évoqué en Chambre un possible acte terroriste.

Quant à lui, le chef de l’opposition officielle néo-démocrate Thomas Mulcair a affirmé pour sa part «qu’il faut être excessivement prudent avant de tirer des conclusions. […] Quand [la question a été posée], je me suis dit: ‘Quand même, laisse la police faire son travail’».

La Sûreté n’a pas non plus à ce stade-ci, confirmer le nombre de policiers qui ont fait feu ni le nombre de projectiles.

Mais, selon l’agence québécoise QMI, le suspect, un Québécois du nom de Martin Couture-Rouleau, aurait appelé durant la poursuite au 911 et dit qu’il «agissait au nom d’Allah» et  en outre  le quotidien montréalais La Presse affirme quant à lui avoir retrouvé sur les réseaux sociaux différents profils d’un homme qui se présente sous le nom de «Ahmad» Rouleau et dont la date de naissance correspond à celle de Martin Rouleau et en conclut que l’homme faisait vraisemblablement de la propagande djihadiste sur les réseaux sociaux.

Le 22 septembre, l’État islamique lançait un appel au meurtre et les Canadiens figuraient en bonne place sur la liste des cibles.

«Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen –en particulier les méchants et sales Français– ou un Australien ou un Canadien, ou tout […] citoyen des pays entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière», a déclaré Abou Mohammed al-Adnani,avait alors déclaré un porte-parole de l’EI.

Les musulmans qui n’ont ni bombes, ni armes, peuvent toujours écraser les gens dans la rue avec leur voiture, les pousser du haut d’une falaise ou encore les empoisonner avait alors dit le porte-parole du groupe ultra-radical.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Commentaires

  1. Nous de la Légion Royale Canadienne, Filiale Richelieu (Québec 79) ici, à Saint-Jean-sur-Richelieu, avons mis en berne le drapeau Canadien en mémoire de la perte du 1er soldat Canadien par un homme soupçonné d’agir au nom d’Allah. TRÈS INQUIÉTANT !