Irak: largage de rations à des réfugiés pendant que l’EI continue à prospérer malgré les frappes

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Un de transport C-130 Hercules de la US Air Force US Air Force, comme celui sur cette photo, a largué 7.000 repas qui seront livrée par les forces de sécurité irakiennes à des membres de la tribu irakien Albu Nimr réfugiés près de la base aérienne d'As-Asad (Archives/U.S, Air Force)
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Un de transport C-130 Hercules de la US Air Force US Air Force, comme celui sur cette photo, a largué  7.000 repas qui seront livrée par les forces de sécurité irakiennes à des membres de la tribu irakien Albu Nimr réfugiés près de la base aérienne d'As-Asad (Archives/U.S, Air Force)
Un de transport C-130 Hercules de la US Air Force US Air Force, comme celui sur cette photo, a largué 7.000 repas qui seront livrée par les forces de sécurité irakiennes à des membres de la tribu irakien Albu Nimr réfugiés près de la base aérienne d’As-Asad (Archives/U.S, Air Force)

L’aviation américaine a largué lundi près d’une base aérienne plus de 7.000 repas que les forces irakiennes ont distribués à des réfugiés sunnites de la province d’Al-Anbar qui ont fui l’avancée des extrémistes, a annoncé le Pentagone mardi, alors que l’EI continue à prospérer malgré les frappes et qu’à Kobani, en Syrie, les premiers renforts kurdes irakiens arrivent pour porter secours à la ville dont la moitié est toujours occupée par les djihadistes.

L’avion C-130 de la U.S. Air Force a effectué un largage hier près de la base aérienne d’Al Asad, en Irak,d’aide humanitaire qui sera livrée par les forces de sécurité irakiennes à des membres de la tribu irakienne Albu Nimr, ont rapporté le 28 octobre des responsables du Commandement central américain (CENTCOM).

En réponse à une demande du gouvernement irakien, l’avion a livré plus de 7000 repas halal, ont dit les responsables du CENTCOM.

Le 23 octobre, quand les combattants du groupe l’État islamique ont repris une colline à l’ouest de Kobané, le village de Zauiyat albu Nimr et les environs, dans la province d’Anbar, a été capturé après des semaines de combats avec la tribu sunnite Albu Nimr et 60 personnes ont alors été capturées.

Pour fuir le groupe l’État islamique, la tribu a déménagé depuis près de Hit, en Irak, à 68 km au nord-ouest de Ramadi, la capitale de la province d’Al-Anbar aux mains du groupe l’État islamique.

La province d’Al-Anbar, à majorité sunnite, est désormais quasiment entièrement entre les mains des extrémistes de l’État islamique, mais la zone autour de la base d’Al-Asad est l’une des rares à être encore tenue par l’armée irakienne.

«Cette aide est la dernière illustration de notre détermination à soutenir le peuple irakien et à priver l’EI de régions-clefs et de sanctuaires», a indiqué le contre-amiral John Kirby, porte-parole du ministère américain de la Défense.

L’avion C-130 déployé dans la zone de responsabilité du CENTCOM a quitté ensuite la zone de largage en toute sécurité, ont indiqué les responsables militaires américains.

Les frappes continuent, des renforts arrivent

Par ailleurs, les forces militaires américaines ont continué à attaquer l’État islamique en utilisant des avions de chasse pour mener quatre attaques aériennes en Syrie les 27 et 28 octobre, rapporte le CENTCOM.

Les mêmes jours, les forces militaires américaines et des ses alliés de la coalition ont mené neuf frappes aériennes en Irak en utilisant cette fois des avions de chasse et des avions téléguidés pour frapper les positions des djihadistes.

En Syrie, les quatre frappes aériennes près de Kobané ont détruit quatre positions de combat et une petite unité de l’État islamique.

En Irak, deux frappes aériennes près de Falloujah ont détruit une petite unité et un réservoir du groupe djihadiste. Quatre frappes aériennes près de barrage de Mossoul ont détruit une petite unité, une position de combat, un véhicule et une base logistique du groupe extrémiste.

Toujours en Irak, un raid aérien à l’ouest de Bagdad a détruit un bâtiment occupé par l’État islamique et une petite unité du groupe ultra-radical alors qu’un raid aérien sur une position de l’État islamique près de Sinjar a détruit six véhicules, et qu’une frappe au nord-ouest de Haditha a détruit un bâtiment utilisé par les djihadistes comme aire de repos.

Encore une fois, tous les avions de la coalition ont quitté les zones de frappes en toute sécurité, a noté le CENTCOM.

Les frappes aériennes ont permis jusqu’ici de freiner la progression du groupe l’État islamique permettant aux forces au sol de résister jusqu’à l’arrivée de renfort.

Pour Kobané, par exemple, les premiers renforts de combattants kurdes irakiens à destination de la ville syrienne kurde assiégée par les djihadistes ont d’ailleurs atterri dans la nuit de mardi à mercredi à l’aéroport de Sanliurfa (sud de la Turquie) et ont aussitôt pris la route à bord de trois bus pour la frontière turco-syrienne, distante d’une cinquantaine de kilomètres, escortés par quatre blindés de l’armée turque et un véhicule de police.

Des gains insuffisants pour l’instant

Selon le Pentagone, les Forces de sécurité irakiennes, y compris les peshmergas kurdes, ont fait des progrès dans la lutte contre l’État islamique dans de nombreuses parties du pays.

«Dans le centre de l’Irak, [les forces de sécurité irakiennes] ont étendu leur contrôle du territoire au-delà de la raffinerie de pétrole Baiji, a déclaré le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby.

Les forces irakiennes avancent également dans Amiriyah avec l’aide des frappes aériennes de la coalition et ont aussi eu un certain succès dans leur combat au sud-ouest de Bagdad

Dans le nord de l’Irak, une offensive contre des forces peshmergas a permis de reprendre Zumar, une ville située à environ 40 miles au sud-ouest de Mossoul.

«C’est la quatrième opération offensive, avec le barrage de Mossoul, le Mont Sardek Montagne et la Porte de Rebiya, dans laquelle les forces peshmergas ont été en mesure de reprendre du terrain à l’État islamique», a déclaré le contre-amiral.

Mais une offensive de grande envergure contre le groupe extrémiste m’est pas pour demain et, entre temps, la bête grossit et prospère.

Si la coalition et les forces irakiennes et kurdes commencent à faire quelques gains au dépens de l’État islamique, malgré les dommages infligés au groupe djihadiste, peut-être même grâce à ces dommages, celui-ci parvient encore à recruter de nouveaux membres pour remplacer les pertes humaines qu’il subit.

De l’aveu même du porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, le groupe ultra-radical parvient pour l’instant assez facilement à «reconstituer ses forces».

Pour l’instant, on a beau couper la tête de l’Hydre, elle repousse et se dédouble.