La Marine royale canadienne pourrait avoir des difficultés à maintenir son état de préparation

Les NCSM Calgary, Winnipeg, Brandon et Yellowknife, comptant plus de 500 marins à leur bord, ont quitté leur port d’attache d’Esquimalt, en Colombie-Britanniquem pour prendre part à des opérations et exercices au large de la côte du sud de la Californie (WikiCommons)
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Les NCSM Calgary, Winnipeg, Brandon et Yellowknife, comptant plus de 500 marins à leur bord, ont quitté leur port d’attache d’Esquimalt, en Colombie-Britanniquem pour prendre part à des opérations et exercices au large de la côte du sud de la Californie (WikiCommons)
Les NCSM Calgary, Winnipeg, Brandon et Yellowknife, comptant plus de 500 marins à leur bord, ont quitté leur port d’attache d’Esquimalt, en Colombie-Britanniquem le 9 octobre pour prendre part à des opérations et exercices au large de la côte du sud de la Californie (WikiCommons)

La Marine royale canadienne éprouve des difficultés à satisfaire certaines de ses exigences relatives à l’état de préparation alors qu’elle est au défi de maintenir ses opérations avec quatre navires en moins et qu’elle traverse un phase intense de renouvellement.

Le vice-amiral Mark Norman, commandant de la Marine royale canadienne, suite à l’évaluation des forces navales menée par le Chef – Service d’examen, déclarait que la MRC traverse actuellement la période de modernisation et de renouvellement la plus intense et la plus complète de son histoire en temps de paix

On apprenait en septembre que quatre navires allaient être retirés du service actif: les NCSM Protecteur, NCSM Preserver, NCSM Iroquois et NCSM Algonquin. La Marine royale canadienne au défi de maintenir ses opérations avec quatre navires en moins

Même avec quatre navires en moins, la Marine royale canadienne affirmait alors disposer «d’un plan pour résoudre les nombreux défis de la transition, y compris le besoin de maintenir l’excellence dans le cadre des opérations», tout en constituant la future flotte, mais, de l’aveu même de son commandant, le Vice-amiral Mark Norman, la perte des quatre navires arrive plus tôt que prévu.

Dans l’ensemble, dit aujourd’hui le vice-amiral Norman, « l’examen de l’évaluation des forces navales du Canada par le CS Ex démontre qu’à l’évidence, le besoin continu d’assurer la prestation du programme des forces navales du Canada par la MRC existe toujours, conformément aux rôles, aux responsabilités et aux priorités du gouvernement fédéral ».

L’évaluation a fait ressortir, admet le commandant de la Marine royale canadienne dans sa déclaration, que la Marine a éprouvé « des difficultés à satisfaire certaines de ses exigences relatives à l’état de préparation », bien qu’elle ait toujours, jusqu’ici, répondu aux attentes et aux demandes du gouvernement du Canada et du Ministère de la Défense en ce qui a trait à la conduite des opérations.

Le projet de modernisation des navires de classe Halifax (MCH) et de prolongation de la vie de l’équipement des frégates (FELEX) devrait être terminé vers la fin de 2018.

La disponibilité de navires devrait aussi augmenter à moyen et long termes avec le navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique (NPEA), le navire de soutien interarmées (NSI) et les bâtiments de combat de surface du Canada (BCSC) qui seront ajoutés dans le cadre de la Stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale (SNACN), dit le vice-amiral Norman.

En ce qui a trait au programme d’introduction des sous-marins de la classe Victoria, la Marine royale a pris l’engagement de rendre toute la flotte opérationnelle et est en voie d’atteindre un état de stabilité d’ici la fin de 2014.

Mais, d’ici là, force est de constater qu’il va devenir de plus en plus difficile à la Marine royale canadienne « là, toujours prête » à défendre les intérêts du Canada à l’échelle nationale et internationale.