La série noire continue: un militaire gravement atteint par balles au Monument de la guerre à Ottawa

À gauche, le jeune  réserviste canadien Nathan Frank Cirillo, de la   Garnison des Argyll et Sutherland Highlanders du Canada ,  quelques minutes avant d'être  atteint mortellement  d’un coup de feu alors qu’il montait la garde au monument commémoratif de guerre à Ottawa mercredi 22 octobre 2014 (photo tirée de Twitter)
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À gauche, le jeune  réserviste canadien Nathan Frank Cirillo, de la   Garnison des Argyll et Sutherland Highlanders du Canada ,  quelques minutes avant d'être  atteint mortellement  d’un coup de feu alors qu’il montait la garde au monument commémoratif de guerre à Ottawa mercredi 22 octobre 2014 (photo tirée de Twitter)
À gauche, le jeune  réserviste canadien Nathan Frank Cirillo, de la  Garnison des Argyll et Sutherland Highlanders du Canada ,basé à Hamilton,  quelques minutes avant d’être  atteint mortellement  d’un coup de feu alors qu’il montait la garde au monument commémoratif de guerre à Ottawa mercredi 22 octobre 2014 (photo tirée de Twitter)

La série noire continue, après St-Jean, où un apprenti djihadiste a fauché lundi deux militaires avec sa voiture, tuant l’un d’eux, un soldat a été gravement atteint d’au moins un coup de feu alors qu’il montait la garde au Monument commémoratif de guerre, près du Parlement et du bureau du Premier ministre Harper à Ottawa.

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Mise à jour au 23/10/2014 à 8h36

Le tueur Michael Zehaf-Bibeau aurait  agi seul lors de la fusillade d’hier au Parlement, selon la police d’Ottawa. Le porte-parole de la police Marc Soucy a affirmé qu’on ne recherchait pas d’autres assaillants et que l’enquête se poursuivait. Mais il faut se rappeler que la police d’Ottawa se concentre sur l’aspect judiciaire et que cette déclaration ne signifie aucunement que le tireur n’avait pas d’appui ou n’appartenait pas à un réseau,

—– à 7h22

Le Service de police d’Ottawa et la Gendarmerie royale du Canada ont levé le périmètre de sécurité qui avait été bouclé dans le centre-ville d’Ottawa en raison des fusillades d’hier.

Il y a toujours un périmètre de sécurité autour du Parlement, qui doit recommencer à siéger ce matin à 10h, mais le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada informe dans un communiqué ce matin  les fonctionnaires fédéraux qu’ils peuvent retourner au travail pour les activités régulières, ajoutant toutefois que  «Tous les employés doivent continuer à suivre les directives des responsables de la sécurité ministérielle».

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Mise à jour au 22/10/2014 à 16h28

Le suspect abattu serait Michael Zehaf-Bibeau, un Montréalais né au Canada en 1982, rapporte la chaîne américaine CBS, citant des sources aux États-Unis.

Quant au militaire tué alors qu’il montait la garde au Monument de guerre, il s’agit du caporal Nathan Cirillo, 24 ans, basé à Hamilton. il appartenait à la garnison des Argyll & Sutherland Highlanders du Canada, un régiment e réservistes dont les membres  faisaient depuis quelques jours leur tour de garde du Monument de la guerre à Ottawa.

—– à 14h26

La défense aérienne américano-canadienne (Norad) a été placée en état d’alerte pour être à même de répondre rapidement à tout incident aérien qui pourrait être lié à la fusillade survenue à Ottawa mercredi matin, ont annoncé des responsables militaires américains.

—– à 13h19

Le soldat du Régiment de Hamilton abattu au Monument de la guerre est décédé. Un membre des services du Parlement, blessé au mollet, se porte bien quant à lui. Le tireur qui avait réussi à pénétrer dans l’édifice du Parlement a, lui, été abattu par le Sergent d’Armes, Kevin Vickers, un vétéran policier qui comptait 29 ans d’expérience au sein de la GRC lors de sa nomination au poste de sergent d’armes en 2006 et qui  était auparavant directeur de la sécurité à la Chambre des communes.

—– à 11h47

La capitaine Josée Bilodeau, porte parole de la 2e Division, responsable pour toutes les opérations des Forces armées canadiennes au Québec, vient de confirmer à 45eNord.ca que les mesures de protection de la force ont été renforcées pour toutes les bases et installations militaires sous la responsabilité de la Division et que le niveau de sécurité a été haussé, toutes les bases militaires au pays étant maintenant fermées à la circulation,

Dorénavant, les militaires sont priés, lorsqu’ils ne sont pas en opération, de ne plus porter leur uniforme.Des policiers militaires  armées sont aussi  maintenant postées à la guérite qui garde l’entrée des bases.

À  l’entrée de plusieurs bases, tel  Bagotville et St-Hubert, des blocs de béton ont aussi été posés à l’entrée de la base.

Allant plus loin encore, à Québec, les autobus civils de la RTC (Régie de transport de la Capitale) ne passeront plus près de la base militaire.

Quant  aux résidences des familles de militaires hors des bases, des ententes avec les forces policières locales sont conclues ou en voie d’être conclues pour intensifier les patrouilles .

—-à 11h03 Le député du NPD de Skeena Valley en Colombie-Britannique, Nathan Cullen, a affirmé sur son compte twitter vers 10h30 qu’un suspect venait d’être appréhendé, mais, il y a 30 minutes, a envoyé un autre message disant que les députés et leur personnel devaient touj0iurs se terrer dans les bureaux.

Un autre député, James Lunney, a écrit un peu plus tard que l’individu armé a tiré sur un garde de sécurité à l’intérieur du Parlement avant de poursuivre sa route. Le tireur aurait été abattu après avoir tiré plusieurs coups de feu.

Mais on fait aussi état d’un deuxième tireur et peut-être un troisième qui serait sur la rue Spark, non loin du Parlement. À l’Édifice de la Promenade, un édifice gouvernemental sur  cette rue  où on a demandé aux occupants de s’éloigner des fenêtres .——      (Vidéo/Courtoisie Globe and Mail) L’homme armé a aussi pénétré au Parlement à Ottawa où des coups de feu sont rapportés. Plusieurs témoins disent avoir entendus des dizaines de coups de feu à l’intérieur de l’édifice du parlement, où un homme muni d’une arme d’épaule arborant un foulard blanc à motif arabe a été signalé, rapporte la télévision publique canadienne.

Détachement des forces de sécurité  (Twitter)

L’édifice du Parlement a été aussitôt investi par les forces de sécurité et un détachement des Forces armées canadiennes a été dépêché sur les lieux.

Selon la télévision publique canadienne, le tireur aurait d’abord ouvert le feu sur un soldat au cénotaphe avant d’entrer en force dans l’enceinte du Parlement après avoir détourné une voiture.

Il s’est ensuite engouffré dans l’édifice où il a ouvert le feu massivement. Le premier ministre Stephen Harper, qui devait assister un une réunion de son caucus, a aussitôt été évacué et placé dans un endroit où il serait en sécurité.

Les forces de l’ordre ont établi un large périmètre de sécurité autour de la colline du Parlement, qui couvre au moins quatre coins de rue et les policiers ont demandé aux personnes présentes de trouver refuge à l’intérieur des édifices et des commerces, rapporte la télévision publique canadienne.

Le centre Rideau, à l’est du parlement, a aussi été évacué et des mesures de confinement ont été décrétées dans plusieurs lieux dont à l’Université d’Ottawa. En outre, des tireurs ont été postés sur les toits au centre-ville et des hélicoptères survolent la zone. Et, au moment d’écrire ses lignes, les députés et leur personnel sont toujours barricadés dans l’enceinte du Parlement.

Après les événement de St-Jean lundi, où un apprenti djihadiste a foncé avec sa voiture sur deux militaires, tuant l’un d’eux, avant de prendre la fuite pour être abattu par la police locales quelques km plus loin, les autorités craignaient que d’autres éléments radicalisés n’imite son geste.

Le niveau d’alerte sur les risques d’actions terroristes au Canada avait été relevé d’un cran hier, passant «de bas à moyen», en raison des risques d’attentats.

En remontant d’un cran ce niveau d’alerte, le Canada estime qu’«un individu ou un groupe au Canada ou à l’étranger a l’intention et la capacité de commettre un acte terroriste», avait expliqué à ce propos Jean-Christophe de Le Rue, porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney.

On ne sait pas encore si le tireur d’Ottawa est un fou ou s’il a des motivations politiques, mais, le 22 septembre dernier, dans un message publié en plusieurs langues, le groupe État islamique a lancé à ses fidèles un appel au meurtre de citoyens des pays coalisés pour le détruire, appelant à les «Tuer de n’importe quelle manière», et les Canadiens figurent maintenant en bonne place sur la liste des cibles des djihadistes.

«Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen –en particulier les méchants et sales Français– ou un Australien ou un Canadien, ou tout […] citoyen des pays entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière», avait alors déclaré Abou Mohammed al-Adnani, un porte-parole de l’EI.