Le chef d’état-major de la Défense du Canada a reçu son homologue finlandais, Jarmo Lindberg

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Le chef d’état-major de la Défense du Canada, Tom Lawson, accueille le général Jarmo Lindberg, commandant des Forces de la Défense de la Finlande, lors de la visite de ce dernier au Canada le 27 octobre 2014, au Quartier général de la Défense nationale à Ottawa, en Ontario (Caporal Michael J. MacIsaac/Unité de soutien des Forces canadiennes (Ottawa)/Services d’imagerie/MDN)
Le chef d’état-major de la Défense du Canada, Tom Lawson, accueille le général Jarmo Lindberg, commandant des Forces de la Défense de la Finlande, lors de la visite de ce dernier au Canada le 27 octobre 2014, au Quartier général de la Défense nationale à Ottawa. (Caporal Michael J. MacIsaac/Unité de soutien des Forces canadiennes (Ottawa)/Services d’imagerie)

Le chef d’état-major de la Défense, le général Tom Lawson, a accueilli cette semaine son homologue, le général Jarmo Lindberg, commandant de la Force de Défense finlandaise, pour des discussions de haut niveau sur des questions militaires et des questions liées à la sécurité, rapporte le Bureau du Chef d’état-major canadien.

Le général Lindberg a été nommé commandant de la Force de Défense finlandaise en mars 2014. Cette rencontre marque sa première visite au Canada depuis sa nomination.

Le général Lawson et le général Lindberg se sont rencontrés brièvement plus tôt cette année à l’occasion du sommet de l’OTAN.

Les discussions lors de leur rencontre de lundi 27 octobre ont notamment porté sur les partenariats de l’OTAN,la situation actuelle en Ukraine,la coopération dans l’Arctique et les occasions pour les militaires finlandais de participer aux exercices du Canada.

«En tant que nations arctiques, le Canada et la Finlande doivent relever des défis similaires. Les rencontres telles que celle-ci nous permettent de renforcer nos relations en matière de défense, d’accroître notre compréhension mutuelle des enjeux dans l’Arctique et d’améliorer les liens opérationnels entre nos deux forces militaires.», a déclaré le Général Lawson.

Les relations Canada-Finlande sur les questions arctiques sont fortes, souligne quant à lui le Canada dans un document d’infirmation.

«La coopération se déroule principalement par l’entremise du Conseil Arctique, que les deux pays considèrent comme le principal forum pour la coopération multilatérale sur les questions arctiques. Avec un tiers du territoire finlandais se situant au nord du cercle polaire arctique et 99% au nord des 60 degrés, la Finlande est un partenaire naturel pour le Canada au Conseil Arctique».

Mais il y a plus.

Les effets de la crise financière de 2008 se font ressentir de plus en plus durement en Europe et les budgets militaires ne cessent de baisser ainsi que le volume des forces armées. L’armée finlandaise n’y échappe pas et risque de se retrouver dans une position très délicate si son budget continue d’être coupé, soulignait par ailleurs en février 2014 sur 45eNord.ca Michael Delaunay, chercheur à l’Observatoire de la politique et la sécurité de l’Arctique (OPSA) du CIRRICQ

Pour plusieurs raisons et notamment du fait de leurs liens historiques, les pays nordiques ont noué de nombreux partenariats de défense, écrivait Michaël Delaunay.

Les liens historiques mais aussi et surtout la baisse des budgets militaire, ainsi que l’augmentation exponentielle des prix des équipements militaires modernes, poussent les pays nordiques à accentuer leur coopération militaire par la mutualisation des coûts d’entretien ou de formation par exemple.

Cela peut également se traduire par des achats d’équipements neufs ou d’occasions entre pays nordiques, comme en décembre 2013, lorsque la Norvège a acquis auprès du Danemark plusieurs lances roquettes multiples M270 (MLRS) pour sept millions de dollars.

Le Canada, aux prises avec les mêmes problèmes, pourrait avoir tout intérêt à poursuivre l’amélioration des relations de défense avec la Finlande et les autres pays nordiques.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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