Les signaleurs du QGET se distinguent lors de NOBLE SKYWAVE 2014

Le QGET du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada s'est récemment distingué lors d'une compétition. (45eNord.ca)
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Le QGET du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada s'est récemment distingué lors d'une compétition. (45eNord.ca)
Le QGET du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada s’est récemment distingué lors d’une compétition. (45eNord.ca)

Lors de l’exercice NOBLE SKYWAVE 2014, qui se tenait le 23 et 24 octobre dernier, près d’une vingtaine de militaires appartenant au Quartier général et Escadron des transmissions (QGET) du 5e Groupe-Brigade mécanisé du Canada se sont déployés dans les secteurs d’entraînement de la Garnison Valcartier, dans le but de pousser aux limites leurs capacités actuelles afin de reconstruire leur expertise sur les systèmes de communication haute fréquence (HF).

Les SSICA (spécialiste en système d’information et communication de l’armée), responsables d’assurer les communications, se sont déplacés dans les secteurs d’entraînement de la Garnison Valcartier dans le cadre de la compétition amicale NOBLE SKYWAVE, qui avait pour but de rassembler plusieurs unités de transmissions au niveau international. Une initiative provenant du chef de la branche des communications, la major-général Neasmith, qui a lancé ce défi à la communauté des signaleurs du Canada et qui ont su relevé le défi avec brio, mais aussi aux autres pays, qui répondent de plus en plus nombreux à la demande.

L’exercice NOBLE SKYWAVE en était à sa deuxième année consécutive. Dans l’édition 2014, 76 équipes dont le Canada, les États-Unis, l’Angleterre, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Slovaquie, sans oublier les équipes de radio amateur civile, se sont affrontées lors de cette compétition.

Des points bien mérités

Cette compétition, divisée en deux phases, a réunit 16 militaires du QGET de la 5e Brigade à Valcartier, dont 8 militaires par équipe, qui ont utilisé pour l’occasion 2 véhicules militaires VSLR de type RADV, utilisés par les signaleurs comme poste de commandement. Durant la première phase, les équipes devaient contacter un maximum de stations parmi un réseau préétabli d’indicatif d’appel en mode Automatic link establishment (ALE). Chaque contrôle radio effectué avec un indicatif d’appel leur permettait d’amasser 1 point. Lors de la deuxième phase, les militaires du QGET devaient affronter amicalement les 76 équipes participantes en effectuant, encore une fois, un maximum de contrôle radio. Là aussi, 1 point leur était attribué lors de chaque contrôle radio effectué qui, par la suite, était compilé dans le but de procéder à un classement mondial.

Les signaleurs du QGET de la Garnison Valcartier ont fait preuve de professionnalisme, de détermination et de persévérance lors de cette compétition afin d’atteindre leurs objectifs : se démarquer sur le tableau de pointage tout en démontrant leur savoir-faire. Les deux équipes représentant le QGET Valcartier ont fièrement terminé en 1e et 2e position parmi les participants canadiens, c’est-à-dire le 3R22R, les 1 PPCLI, 2 PPCLI et 3PPCLI, le 2CMBG HQ&SIGS, le CSOR, les 11 unités de réservistes, les 7 unités de la force aérienne ainsi que les 5 navires de guerre. Parmi ces équipes, le 12 Wing de Shearwater a terminé 4e et le CSOR s’est classé 6e.

Au niveau international, le QGET Valcartier s’est classé aux 2e et 3e rangs. La première place revient à l’unité de support aérien de Pennsylvanie, le 148th Air Support Opération Squadron (ASOS).

Certaines unités américaines, dont le ASOS, ont utilisé des mâts de 140 pieds et une puissance d’émission de 1 000 watts. Quant à elles, les deux équipes du QGET ont utilisé des mâts de 50 pieds et une capacité d’émission de 400 watts maximum. Lors de cette compétition, le QGET a reçu une mention spéciale en établissant un nouveau record. Ils ont effectué un contrôle radio avec une station située au Queensland en Australie, c’est-à-dire une distance à vol d’oiseau de 15 614 kilomètres. Pour ce faire, les signaleurs ont dû utiliser tout leur savoir-faire afin d’y parvenir. Il est à noter qu’il y avait entre 8 et 12 % de probabilité qu’un tel exploit se concrétise, vu leurs moyens techniques limités en termes d’équipement HF.

Un peu d’apprentissage

Afin d’en savoir davantage sur les radios qu’utilisent les signaleurs des Forces armées canadiennes, voici un léger survol.

Contrairement aux ondes très haute fréquence (THF) telles qu’utilisées sur leurs AN-PRC 522 (Radio militaire), qui transmettent les ondes radios de façon linéaire, les ondes haute fréquence (HF) font des bonds entre l’ionosphère et la terre. Ce phénomène leur permet donc de passer par-dessus les montagnes et de parcourir de très grandes distances sans avoir à placer de poste de retransmission automatique (pra). Cependant, il est à noter que les systèmes de communications HF demandent un plus haut niveau de connaissance de la part des signaleurs sur la propagation des ondes et sur la théorie d’antenne. Par exemple, afin d’exploiter au maximum leurs systèmes de communications, les signaleurs doivent évaluer plusieurs points techniques tels que : les taches solaires, l’activité géomagnétique, le vent solaire et la propagation locale. À cela s’ajoute le calcul de l’azimut et l’angle d’incidence de l’antenne.

Sur le terrain, en situation de combat, les radios HF en mode portable sont utilisées au-delà du VHF. Comme par exemple : pour les méthodes d’insertion aéromobile ou aéroporté et pour les reconnaissances de longue portée.

L’exercice NOBLE SKYWAVE a suscité beaucoup d’intérêt à travers le monde des signaleurs de l’OTAN. Pour tous les membres de la grande fraternité des signaleurs, voici une belle occasion de développer leurs connaissances sur les systèmes de communication.

De retour l’an prochain pour une troisième année, le QGET souhaite une grande participation de la part des pelotons de transmission du 5 GBMC, afin d’y participer dans le but de perpétuer leur suprématie!

Jusqu’Au bout!