Nigeria: triple attentat à la bombe dans une gare routière du nord du pays

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Carcasse d'un camion après son explosion dans le marché de Maiduguri (nord-est du Nigeria), le 1er juillet 2014 (AFP)
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Carcasse d'un camion après son explosion dans le marché de Maiduguri (nord-est du Nigeria), le 1er juillet 2014 (AFP)
Carcasse d’un camion après son explosion dans le marché de Maiduguri (nord-est du Nigeria), le 1er juillet 2014 (AFP)

Trois bombes ont explosé vendredi matin à une heure de grande affluence dans une gare routière de Gombe, dans le nord-est du Nigeria, épicentre de l’insurrection menée par le groupe armé islamiste Boko Haram, selon la police.

Selon plusieurs témoins, trois hommes sont entrés dans la gare routière de Gombe et ont déposé trois sacs autour des bus.

Les trois explosions ont eu lieu vers 09h00 locales (04h00, Montréal), selon le commissaire de police de Gombe, Abdullahi Kudu, et trois suspects ont été arrêtés.

L’Etat de Gombe, dont la ville éponyme est la capitale, a des frontières communes avec les Etats de Borno, Yobe et Adamawa, les trois Etats les plus durement touchés par l’insurrection islamiste qui a fait plus de 10.000 morts au Nigeria ces cinq dernières années.

Selon M. Kudu, les trois suspects venaient de l’Etat de Yobe, où Boko Haram a pris le contrôle de plusieurs villes et villages ces dernières semaines.

Le triple attentat de Gombe n’a pas été revendiqué pour l’instant. Mais le groupe islamiste a déjà revendiqué plusieurs attentats dans des gares routières du Nigeria par le passé, dont les deux attentats qui ont frappé la gare de Nyanya, en périphérie d’Abuja, la capitale, en avril et mai.

Un attentat à la bombe qui a fait cinq morts, le 23 octobre, dans une gare de bus de l’Etat de Bauchi, à l’ouest de Gombe, n’a pas non plus été revendiqué mais il a aussi été attribué à Boko Haram.

Lawanti Aliyu, un employé de la compagnie publique de bus de Gombe, a dit avoir vu plusieurs personnes allongées sur le sol, juste après les explosions, dont certaines étaient mortes ou grièvement blessées, mais il n’a pas pu donner de bilan précis.

L’armée et la présidence nigérianes avaient annoncé à la mi-octobre avoir conclu un accord avec Boko Haram. Mais les violences se sont poursuivies sur le terrain.