Notre dernier destroyer, le NCSM Athabaskan, de retour de l’opération Caribbe

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Le NCSM Athabaskan croisant près de Trinidad (Wikipédia)
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Le NCSM Athabaskan croisant près de Trinidad (Wikipédia)
Le NCSM Athabaskan croisant près de Trinidad (Archives/45eNord.ca)

Le NCSM Athabaskan est rentré à son port d’attache d’Halifax (Nouvelle-Écosse) ce jeudi 30 octobre après un déploiement réussi dans le cadre de l’opération CARIBBE, la contribution du Canada à la campagne multinationale contre le trafic illicite et le crime organisé transnational dans la mer des Antilles et l’est de l’océan du Pacifique, montrant que la Marine Royale canadienne est encore à la hauteur de sa mission.

Le NCSM Athabaskan (DDG 282) vient de passer 53 jours en déploiement dont 37 jours en mer et a parcouru ainsi au total 14 623 milles marins. Il est le dernier destroyer de la classe Iroquois encore en service de la Marine royale canadienne. Le dernier mais non le moindre…

En septembre dernier, on apprenait que quatre navires allaient être retirés du service actif, dont les destroyers NCSM Iroquois et NCSM Algonquin, ce qui laissait la marine royale canadienne avec un seul destroyer, l’Athabaskan.

Les destroyers sont des navires commandement et de contrôle, mais sont également les seuls navires de guerre qui ont des systèmes de missiles de défense aérienne à longue portée.

Plusieurs frégates de la classe Halifax subissent en ce moment un programme de modernisation longue pour ajouter des systèmes de radar et de commandement et de contrôle, tout en améliorant les capacités radar et de missiles, mais, en octobre, l’évaluation des forces navales menée par le Chef – Service d’examen, révélait que la Marine Royale canadienne, qui traverse actuellement la période de modernisation et de renouvellement la plus intense et la plus complète de son histoire en temps de paix, pourrait avoir des difficultés à maintenir son état de préparation.

Le NCSM Athabaskan, dit le communiqué de la Marine royale canadienne qui annonce son retour, a pris part de façon transparente à des opérations interarmées, appuyé de multiples sorties d’aéronefs de patrouille, participé à six opérations d’interception dont l’une a permis de perturber l’envoi de 820 kg de cocaïne.

Le détachement aérien du NCSM Athabaskan, qui comptait deux hélicoptères CH-124 Sea King, a effectué 68 sorties et cumulé un total de 170 heures de vol.

L’occasion de saluer les exploits de l’Athabaskan était trop belle et, en cette période où la Marine traverse une intense phase de modernisation et de renouvellement, «Le succès du NCSM Athabaskan dans le cadre de l’opération CARIBBE témoigne de la capacité de la Marine royale canadienne à exécuter efficacement une mission aux côtés de ses alliés et à tisser des relations durables avec ses partenaires régionaux», a déclaré le Contre-amiral John Newton, commandant des Forces maritimes de l’Atlantique et de la Force opérationnelle interarmées de l’Atlantique.

Il y a les navires, mais il y a les équipages et le Capitaine de frégate Mathias Plaschka, commandant du NCSM Athabaskan a renchéri en déclarant «Je suis extrêmement fier de la détermination et du dévouement dont l’équipage a fait preuve durant ce déploiement dans le cadre de l’opération CARIBBE. Nous pouvons attribuer directement le succès de notre mission à leurs compétences et à leur professionnalisme.»

La Marine royale canadienne a déployé sept navires de guerre dans le cadre de l’opération CARIBBE depuis le début de l’année 2014. Leurs interventions ont permis de saisir plus de six tonnes métriques de cocaïne, ou d’en interrompre le trafic.

L’opération CARIBBE est la contribution du Canada à l’opération MARTILLO, une opération de la Force opérationnelle interarmées interagences du sud des États-Unis (JIATF-S), une force opérationnelle nationale américaine responsable de la conduite d’opérations de détection et de surveillance visant à réprimer le trafic illicite des drogues, des armes, d’argent et de personnes dans les régions côtières de l’Amérique centrale.