Op Impact: l’équipe de reconnaissance revient, l’équipe d’activation part

Le 9 juillet 2014, au matin, c'est un départ pour Londres pour les quelques 70 militaires du Royal 22e Régiment prenant part aux activités en Europe. (Caporal Donald Heroux/2R22eR)
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Le 9 juillet 2014, au matin, c'est un départ pour Londres pour les quelques 70 militaires du Royal 22e Régiment prenant part aux activités en Europe. (Caporal Donald Heroux/2R22eR)
Le 9 juillet 2014, au matin, c’est un départ pour Londres pour les quelques 70 militaires du Royal 22e Régiment prenant part aux activités en Europe. (Caporal Donald Heroux/2R22eR)

Alors que l’équipe d’activation du théâtre, partait ce jeudi matin 16 octobre de Trenton pour aller soutenir l’opération IMPACT, qui se déroule au Moyen-Orient, ce même jour en début d’après-midi à Ottawa, les médias pouvaient rencontrer l’équipe de reconnaissance qui revenait au pays après avoir rempli sa mission.

L’équipe d’activation, formée d’environ 120 membres des Forces armées canadiennes venant de partout au pays – dont 85 qui a quitté ce matin à 7h30 la Base des Forces armées Trenton.

Elle sera responsable d’initier les préparations pour les unités des Forces armées canadiennes qui seront déployées à l’appui de l’opération Impact.

Et cet-après-midi à 13h30, à Ottawa, le lieutenant-général Jonathan Vance, commandant du Commandement des opérations interarmées du Canada (COIC) et les dirigeants de l’équipe de reconnaissance pour l’Opération IMPACT qui sont revenus récemment de la région du sud-ouest asiatique rencontraient la presse.

À cette occasion, le ministre de la Défense, Rob Nicholson, s’est déclaré « heureux d’accueillir les militaires qui ont fait partie de l’équipe de reconnaissance avancée des Forces armées canadiennes et qui sont de retour au pays cette semaine après avoir servi dans le Moyen-Orient »

« Cette équipe, a souligné le ministre « a travaillé avec nos alliés pour entamer la planification des étapes à venir dans le cadre de la mission élargie du Canada contre l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL)[le groupe l’État islamique, ndlr], et elle a commencé à communiquer les prochaines étapes aux cadres militaires supérieurs ».

L’équipe d’activation du théâtre (EAT) fournira maintenant l’infrastructure nécessaire « pour soutenir les hommes et femmes des Forces armées canadiennes », tandis qu’ils entreprennent l’opération Impact.

Les fournitures et le matériel nécessaires pour l’EAT ont été envoyés de Trenton cette semaine.

Officiellement approuvée par le Parlement mardi 7 octobre, la mission canadienne afin de lutter contre l’avancée des djihadistes de l’«État islamique» en Irak comptera à terme 600 militaires.

La première partie du déploiement inclut un avion CC-150 Polaris ainsi que deux CP-140 Aurora, le tout représentant près de 280 militaires (pilotes, techniciens et personnels de soutien).

La deuxième partie inclut l’envoi de six avions de combat CF-18 ainsi que près de 320 pilotes, techniciens et personnels de soutien.

La force de frappe canadienne sera basée au Bahreïn.

« L’EIIL [le groupe l’État islamique, ndlr] est une organisation terroriste qui pose une grande menace à la sécurité nationale du Canada. L’inaction n’est pas une option, et le gouvernement continuera à travailler avec nos alliés pour dégrader la menace terroriste posée par l’EIIL », a insisté le ministre Nicholson au retour de l’équipe de reconnaissance cet après-midi, ajoutant qu’il était « très fier de nos hommes et femmes des Forces armées canadiennes qui se montrent continuellement à la hauteur et qui répondent à l’appel quand et où ils sont requis »

Outre la mission de combat, le Canada a également envoyé, déjà, près d’une centaine de militaires dans le nord de l’Irak qui ont comme mission de livrer du matériel militaire donné par des alliés, à l’aide d’un avion de transport CC-130J Hercules et d’un transporteur aérien stratégique CC-177 Globemaster III.

Les Forces armées canadiennes ont également déployé plusieurs dizaines de «conseillers militaires» des forces spéciales, dans le nord de l’Irak.