Ban Ki-moon appelle les États membres de l’ONU à protéger l’environnement des effets de la guerre

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Puits de pétrole (Archives/Banque mondiale/Gennadiy Kolodkin)
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Puits de pétrole (Archives/Banque mondiale/Gennadiy Kolodkin)
Puits de pétrole (Archives/Banque mondiale/Gennadiy Kolodkin)

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé cette semaine les États membres à prévenir l’éclatement de nouveaux conflits au sujet des ressources naturelles ainsi qu’à protéger l’environnement des effets de la guerre et des conflits armés.

«L’environnement est depuis longtemps une victime silencieuse des guerres et des conflits armés. De la pollution des sols et la destruction des forêts au pillage des ressources naturelles à l’effondrement des systèmes de gestion, les conséquences des guerres sur l’environnement sont souvent étendues et désastreuses », a déclaré le Secrétaire général à l’occasion de la Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé.

«Face à la complexité croissante des conflits armés, il faut savoir s’attaquer à leurs causes profondes pour parvenir à y mettre un terme. Les questions de la pauvreté, de la vulnérabilité face aux chocs climatiques, de la marginalisation dont sont victimes certains groupes ethniques et du respect des principes de transparence, de durabilité et d’équité dans la gestion des ressources naturelles doivent être abordées en marge des accords de paix et jusqu’en leur sein pour pouvoir édifier des sociétés plus résilientes et prospères», a aussi ajouté Ban Ki-moon.

Le Secrétaire général a également appelé les États membres à prendre de nouveau l’engagement de protéger l’environnement des effets de la guerre.

Selon lui, ceci revêt un caractère particulièrement urgent à l’heure où la communauté internationale a entrepris d’élaborer le programme de développement durable pour l’après-2015.

«Nous devons utiliser tous les moyens d’action dont nous disposons, aussi bien le dialogue et la médiation que la diplomatie préventive, afin d’empêcher que l’exploitation non durable des ressources naturelles déclenche et alimente des conflits armés et sape les fondements fragiles de la paix. Il faut trouver des solutions qui associent réellement les collectivités locales et mettre à profit notre savoir collectif pour promouvoir une gestion avisée de l’environnement, comme partie intégrante des projets de consolidation de la paix et de développement durable », a déclaré le Secrétaire général.

*Avec le Centre d’actualités de l’ONU