Égypte: les manquements aux droits de l’homme s’accumulent

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Étudiants de l'université du Caire partisans du président déchu Mohamed MLorsi manifestant sur leur campus, le 19 mars 2014 (Archives/Mohamed El-Shahed/AFP)
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En Egypte, 78 mineurs ont été condamnés ce mercredi à, entre 2 et 5 années de prison pour appartenance à une organisation terroriste, des suites d'une manifestation réclamant le retour de Mohamed Morsi au pouvoir, président islamiste destitué par l'armée en 2013.
En Egypte, 78 mineurs ont été condamnés ce mercredi à, entre 2 et 5 années de prison pour appartenance à une organisation terroriste, des suites d’une manifestation réclamant le retour de Mohamed Morsi au pouvoir.(Archives/Mohamed El-Shahed/AFP)

En Egypte, 78 mineurs ont été condamnés ce mercredi à, entre 2 et 5 années de prison pour appartenance à une organisation terroriste, des suites d’une manifestation réclamant le retour de Mohamed Morsi au pouvoir, président islamiste destitué par l’armée en 2013.

Le nouveau pouvoir égyptien est régulièrement accusé par les organisations internationales de bafouer les droits de l’Homme. Dernièrement, l’ONU a qualifié de «sans précédent dans l’histoire» la sanglante répression qui s’est abattue sur des centaines de partisans pro-Morsi, condamnés à mort à l’issue de procès de masse expédiés en quelques minutes. Ce mercredi ce n’est pas moins de 78 mineurs membres des Frères musulmans qui ont été victimes de ce manquement aux droits de l’Homme.

Ces jeunes hommes âgés de 13 à 17 ans avaient été arrêtés pour avoir participé à des manifestations orchestrées par l’organisation des Frères musulmans afin de réclamer la chute du régime en place. Au cours de cette manifestation routes, moyens de transport et bâtiments avaient étés bloqués, d’après l’agence de presse gouvernementale MENA, qui précise que des citoyens pacifiques avaient étés menacés.

C’est le tribunal d’Alexandrie qui les a condamnés à des peines d’emprisonnement allant de 2 à 5 ans. Depuis 2013, pas moins de 15.000 partisans pro-Morsi ont été emprisonnés.

Rappelons que les Frères musulmans, avec à leur tête M. Morsi, avaient remporté toutes les élections depuis la chute de Hosni Moubarak début 2011. Mohamed Morsi avait été élu président un an plus tard, puis rapidement destitué et arrêté par l’armée en juillet 2013. Des millions d’Égyptiens étaient descendus dans la rue pour réclamer son départ, lui reprochant de vouloir islamiser la société à marche forcée. Le nouveau pouvoir en place a rapidement décrété que les Frères musulmans ressentaient une organisation terroriste.