Égypte: l’ex président Moubarak acquitté par un tribunal du Caire

L'ancien président Moubarak (c) entouré de ses deux fils Alaa (g) et Gamal lors de leur procès, au Caire, le 14 septembre 2013 (Ahmed El-Malky/AFP)
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L'ex-président égyptien Hosni Moubarak, le 13 avril 2013 à l'ouverture de son nouveau procès au Caire (Photo: Mohamed Hesham/AFP)
L’ex-président égyptien Hosni Moubarak, le 13 avril 2013 à l’ouverture de son nouveau procès au Caire (Archives/Mohamed Hesham/AFP)

Acquitté! Tel est le verdict d’un tribunal égyptien qui a abandonné samedi les accusations de complicité de meurtres qui pesaient contre l’ancien président Hosni Moubarak après la mort de centaines de manifestants durant la révolte de 2011.

L’ex-raïs de 86 ans qui est entré dans la salle d’audience sur un brancard a également été acquitté d’accusations de corruption qui pesaient contre lui dans un autre dossier.

Il devrait cependant rester en détention dans un hôpital militaire car il purge actuellement une peine de prison de trois ans dans le cadre d’un autre affaire de corruption.

Après l’annonce du verdict par le juge Mahmoud Kamel al-Rashidi, la joie a éclaté dans la salle du tribunal et les deux fils de M. Moubarak, eux aussi accusés de corruption, ont embrassé sur le front l’ancien président, qui s’est contenté pour sa part d’un sourire discret.

«Je n’ai rien fait de mal», a affirmé samedi l’ancien président égyptien Hosni Moubarak dans une interview par téléphone à la télévision, peu après avoir été blanchi par la justice d’accusations de complicité de meurtres de manifestants en 2011.

Après avoir été transporté à l’hôpital après le verdict, il est apparu au balcon de sa chambre, installé dans un fauteuil roulant et lunettes de soleil sur le nez, pour saluer ses partisans venus lui exprimer leur soutien.

Les accusations pesant contre ses deux fils, Alaa et Gamal Moubarak, ont été abandonnées en raison de la prescription des faits.

Dans le procès pour complicité de meurtres de manifestants, sept hauts responsables de la sécurité, dont l’ex ministre de l’Intérieur Habib al-Adly, ont été acquittés par le tribunal.

Plus de 846 personnes ont été tuées durant le soulèvement populaire de 2011 qui a duré 18 jours et durant lequel les manifestants réclamant le départ de M. Moubarak ont affronté la police et brûlé des postes de police, la brutalité policière et les abus des forces de sécurité étant l’une des causes de la révolte.

Lors d’un premier procès, M. Moubarak avait été condamné en juin 2012 à la prison à perpétuité. Cette sentence avait cependant été annulée pour des raisons techniques.