François Hollande à Ottawa: les deux alliés expriment leur solidarité en ces moments difficiles

Le Premier ministre Stephen Harper, le Président François Hollande et le Gouverneur général du Canada, à Ottawa le 3 novembre 2014 lors de la première visite d'un Chef d'État français au Canada depuis celle de François Mitterand en 1987 (Rideau Hall)
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Le Premier ministre Stephen Harper, le Président François Hollande et le Gouverneur général du Canada, à Ottawa le 3 novembre 2014 lors de la première visite d'un Chef d'État français au Canada depuis celle de François Mitterand en 1987 (Rideau Hall)
Le Premier ministre Stephen Harper, le Président François Hollande et le Gouverneur général du Canada, à Ottawa le 3 novembre 2014 lors de la première visite d’un Chef d’État français au Canada depuis celle de François Mitterand en 1987 (Rideau Hall)

Le président de la République, François Hollande, est arrivé hier à Banff en Alberta, la province du premier ministre canadien Stephen Harper, pour la première journée de sa visite d’État au Canada à l’occasion de laquelle il a marqué sa solidarité avec son allié canadien après les événements tragiques d’Ottawa et de St-Jean-sur-Richelieu en octobre.

Il s’agit de la première visite d’État d’un président de la République depuis celle que le Président François Mitterand avait effectuée en 1987.

Après un déjeuner d’État hier et avoir rencontré dans la riche province pétrolière canadienne les représentants des provinces de l’Ouest canadien et rappelé l’importance de la coopération entre cette région et la France, le chef d’État français est aujourd’hui à Ottawa où, après un petit déjeuner de travail il présentera la Légion d’honneur à d’anciens combattants canadiens de la Deuxième Guerre mondiale et plantera un arbre commémoratif en l’honneur de sa visite.

Bien sûr, Nicolas Laffont, de 45eNord, est sur place et vous pourrez voir son reportage sur la visite du président français sur ce site bientôt.

Cette visite intervient moins de quinze jours après les événements tragiques qui ont coûté la vie à deux soldats canadiens assassinés par des partisans du djihad, l’un happé par une voiture qui a foncé délibérément sur un groupe de militaires, l’autre abattu par un tireur qui a ensuite pénétré dans l’édifice du Parlement pour y être abattu à son tour.

Ces événements ne sont pas sans rappeler les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban où le jeune terroriste islamiste franco-algérien Mohammed Merah avait assassiné sept personnes, dont des militaires, avant d’être abattu au terme d’une tentative d’interpellation qui a duré 32 heures.

«Je viens en ce moment au Canada où il y a eu des actes tragiques qui se sont produits et je voulais exprimer au premier ministre, cher Stephen, toute notre solidarité et l’amitié de la France dans les circonstances.», a déclaré François Hollande, ne manquant pas de souligner que «Nous aussi, à d’autres moments, ils ne sont pas si loin, nous avons été touchés par des actes aussi dramatiques».

Les dirigeants des deux pays membres de la coalition contre le groupe l’État islamique discuteront évidemment de la menace que pose du groupe ultra-radical l’État islamique qui, par la bouche de son porte-parole Abou Mohammed al-Adnani, lançait  le 22 septembre un appel au meurtre ciblant tous particulièrement les Français, mais aussi les Canadiens «Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen –en particulier les méchants et sales Français– ou un Australien ou un Canadien, ou tout […] citoyen des pays entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière», déclarait alors le porte-parole du groupe extrémiste.

La France, qui fut la première à se lancer aux côtés des États-Unis dans la guerre groupe l’État islamique, et le Canada, dont les CF-18 ont effectué hier leurs premières frappes aériennes contre des positions djihadistes en Irak, figurent en bonne place dans la coalition rassemblée par les Américains pour, tout au moins, freiner la progression du groupe qui s’est emparé de vastes territoires en Syrie et en Irak où il fait régner la terreur.

Les deux dirigeanst devraient aussi discuter de la situation en Ukraine.