Irak: l’État islamique passe de l’offensif à du défensif, selon le commandant de la force opérationnelle canadienne

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Un CF-18 en vol au-dessus de l'Irak, le 30 octobre 2014. (U.S. Air Force/Staff Sgt. Perry Aston)
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Image extraite d'une vidéo des Forces armées canadiennes où l'on voit au centre un véhicule se déplaçant avec une pièce d'artillerie. (MDN)
Image extraite d’une vidéo des Forces armées canadiennes où l’on voit au centre un véhicule se déplaçant avec une pièce d’artillerie. (MDN)

Faisant le point des opérations canadiennes dans la lutte contre le groupe de l’«État islamique», le colonel Dan Constable, commandant de la Force opérationnelle interarmées canadienne en Irak, s’est dit sûr que les djihadistes ont changé leur stratégie.

En date du 12 novembre, la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 68 sorties aériennes:

  • Les chasseurs CF-18 ont effectué 46 sorties;
  • L’aéronef de ravitaillement CC150T a effectué 10 sorties et a acheminé environ 418 000 livres de carburant;
  • Les aéronefs de patrouille CP140 ont mené 12 missions de reconnaissance.

Le 11 novembre, une série de missions de la coalition ont été conduites dans une région où l’EI opère, soit près de Baiji, au nord de Bagdad.

Un CF-18 a alors frappé une pièce d’artillerie de l’EI en utilisant des munitions guidées par laser. Plusieurs combattants djihadistes seraient morts dans la frappe. «C’est très probable»,a  affirmé le colonel Constable.

Selon lui, cette opération a permis de priver l’EI de capacités militaires nécessaires pour attaquer les forces irakiennes. En réponse à une question de 45eNord.ca, le colonel s’est dit persuadé que l’EI a perdu sa liberté de mouvement, «ils ont perdu leur marge de manœuvre face aux forces irakiennes […] je pense que quand on se fait attaquer par les airs, on se met sur la défensive», a-t-il insisté.

«Nous croyons que ça marche, que l’EI perd sa liberté de mouvement», a martelé le colonel Constable, qui a toutefois rappelé que si le nombre de frappes effectué depuis le début de la mission, le 30 octobre, peut paraître faible, il n’en demeure pas moins qu«’il ne faut pas oublier que nous sommes dans une coalition, nous ne sommes pas les seuls».

Le Canada a mené sa première frappe le 2 novembre et a détruit a cette occasion de l’équipement de construction qui servait à faire dévier de son cours naturel la rivière Euphrate.