La France va armer le Liban avec de l’argent saoudien

0
Tripoli, principale ville du nord du Liban, est le théâtre de violences confessionnelles depuis le début de la guerre en Syrie en 2011. (Archives/ Ghassan Sweidan/AFP)
Tripoli, principale ville du nord du Liban, est le théâtre de violences confessionnelles depuis le début de la guerre en Syrie en 2011. (Archives/ Ghassan Sweidan/AFP)

L’Arabie saoudite et la France ont signé mardi à Ryad un contrat de livraison d’armes françaises pour le Liban, menacé par la poussée djihadiste, grâce à un don saoudien de trois milliards de dollars.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui, la veille à Ottawa où il accompagne le Président français en visite au Canada au site d’information canadien 45eNord.ca que la France entendait se montrer fermer dans sa lutte au groupe l’État islamique, a aussitôt salué la signature du contrat d’aide à l’armée libanaise (DONAS)

«Cet accord, financé grâce à un don saoudien, contribuera à renforcer l’armée libanaise, garante de l’unité et de la stabilité du Liban. Il l’aidera à assurer sa mission de défense du territoire et de lutte contre le terrorisme, alors que le Liban est menacé», a-t-il déclaré sur le site du Quai d’Orsay.

«Le DONAS illustre la qualité exceptionnelle de la relation franco-saoudienne», a aussi ajouté le chef de la diplomatie française..

Le contrat a été signé par le ministre saoudien des Finances, Ibrahim al-Assaf, et le patron de la société publique française d’exportation de matériel de défense Odas, Edouard Guillaud, a indiqué une source diplomatique à Ryad, selon ce que rapporte l’Agence France-Presse.

Le chef de l’armée libanaise, le général Jean Kahwaji, était présent à la cérémonie de signature, rapporte aussi l’AFP.

On ne sait pas pour l’instant quels types d’équipements militaires qui seront livrés à l’armée libanaise.

Le riche royaume pétrolier saoudien avait déjà accordé début août à l’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri un milliard de dollars supplémentaire pour soutenir l’armée libanaise dans sa lutte contre la menace djihadiste.

Selon le quotidien panarabe à capitaux saoudiens Al-Hayat, les premières livraisons d’équipements à l’armée libanaise devraient «intervenir dans un mois».

L’armée libanaise est engagée contre des djihadistes qui retiennent en otages des dizaines de soldats et de policiers depuis début août après des combats dans l’est du Liban, à la frontière de la Syrie.

Tripoli, principale ville du nord du Liban, est par ailleurs régulièrement le théâtre de violences confessionnelles, notamment depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, qui a cristallisé les divisions au Liban entre sunnites et chiites.

*Avec AFP

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Répondre