La Suède hausse le ton après l’incursion d’un sous-marin étranger dans ses eaux

Une photo de mauvaise qualité prise samedi matin par une «source» anonyme a été diffusée dimanche par le ministère suédois de la Défense. (Ministère suédois de la Défense)
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Stockholm a haussée le ton vendredi après avoir confirmé qu’un sous-marin d’une nation étrangère avait bien violé ses eaux territoriales à la mi-octobre.

Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre suédois Stefan Löfven a affirmé ne pas savoir «qui est responsable de cette violation (…) mais laissez-moi leur dire clairement: ceci est absolument inacceptable, nous ne voulons pas d’activité de renseignements dans nos eaux […] Ceux qui envisagent d’entrer sur le territoire suédois illégalement doivent bien savoir quels risques énormes cela implique pour ceux qui prennent directement part à une telle violation», a-t-il souligné, annonçant le renforcement des capacités de recherche et d’identification des forces armées.

Le chef du gouvernement a de plus martelé qu’il utilisera «tous les moyens disponibles» pour défendre l’intégrité du territoire.

Photos à l’appui, ce qui est une première, le chef d’état-major, Sverker Göranson, a confirmé «qu’un sous-marin de petite taille se trouvait dans les eaux suédoises».

Du 17 au 24 octobre, la Suède avait mené une opération d’envergure pour trouver en mer Baltique et dans l’archipel de Stockholm un éventuel sous-marin, présumé russe.

La nationalité du bâtiment n’a toutefois pas pu être déterminée car le sous-marin n’a pas pu être forcé à la surface, a expliqué M. Göranson lors de la conférence de presse.

Moscou a toujours nié toute implication.

La Suède avait déployé plus de 200 hommes, des bateaux et des dragueurs de mines dans une opération qui rappelait les années 1980, où l’URSS était régulièrement soupçonnée d’aller explorer les environs de ses bases navales sur la mer Baltique.

Pour le chef du gouvernement, les tensions ont d’ailleurs augmenté en 2014, à travers le monde mais aussi dans le voisinage immédiat de la Suède.
Une analyse que partage le chef d’état-major. Il a indiqué à l’agence TT que 2014 avait vu un changement de paradigme en matière de politique étrangère, du fait de l’action de la Russie.