Pas de commémorations de la mort d’Arafat à Gaza

Des Palestiniens marchent devant une peinture murale du défunt dirigeant et héros palestinien Yasser Arafat à Gaza City le 27 novembre 2012 (Archives/Mohammed Abed/AFP)
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De jeunes Palestiniens portent des portraits de Yasser Arafat, lors d'un défilé à Hébron, en Cisjordanie, le 11 novembre 2013 (Hazem Bader/AFP)
De jeunes Palestiniens portent des portraits de Yasser Arafat, lors d’un défilé à Hébron, en Cisjordanie, le 11 novembre 2013 (Archives/Hazem Bader/AFP)

Le Fatah, dont est issu le président palestinien Mahmoud Abbas, a annoncé dimanche qu’il annulait les commémorations pour le 10e anniversaire de la mort de Yasser Arafat, le Hamas lui ayant indiqué qu’il ne pourrait pas assurer la sécurité de cet événement prévu mardi à Gaza.

Depuis la prise du pouvoir du Hamas en 2007, ces commémorations auraient du être les premières dans la bande de Gaza.

Les deux poids lourds de la politique palestinienne ont signé en avril un accord de réconciliation. Déjà précaire, cette réconciliation a été mise à mal par une série d’explosions ayant visé vendredi des maisons de cadres du Fatah à Gaza ainsi que les installations censées accueillir les célébrations de mardi.

Le porte-parole du Fatah à Gaza, Fayez Abou Eita, a précisé que ces commémorations avaient été officiellement annulées. «Nous avons été informés par les branches sécuritaire et politique du Hamas qu’elles étaient dans l’incapacité de garantir la sécurité des célébrations, a-t-il expliqué. Face au danger que cela représente pour le public, nous avons dû nous décider à annoncer son annulation».

Le Fatah, fondé par Yasser Arafat qui l’a dirigé jusqu’à sa mort, a fait porter la responsabilité des explosions de vendredi au Hamas, certains de ses dirigeants accusant des membres des forces de sécurité du Hamas d’être derrière ces attentats.

Après les attaques, le Premier ministre du gouvernement d’union nationale, né en juin de la réconciliation, a annulé une visite prévue samedi à Gaza, où le Hamas tarde à lui remettre les clés du pouvoir.