Septième report pour Guillaume Gélinas, le jeune réserviste accusé d’un double meurtre

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Guillaume Gélinas avec sa belle-mère, Julie Lemieux, et son père Luc Gélinas, en des temps plus heureux (photo tirée de la page Facebook de Luc Gélinas)
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Guillaume Gélinas avec sa belle-mère, Julie Lemieux, et son P`re Luc Gélinas, en des temps plus heureux (photo tirée de la page Facebook de Luc Gélinas)
Guillaume Gélinas avec sa belle-mère, Julie Lemieux, et son Père Luc Gélinas, en des temps plus heureux (photo tirée de la page Facebook de Luc Gélinas)

Le dossier du caporal-chef de la Réserve de l’Armée canadienne, Guillaume Gélinas, accusé d’avoir tué son père et la conjointe de ce dernier en février 2014, a été reporté cette semaine une septième fois et cette cause ne démarrera donc pas avant le 27 janvier au plus tôt.

Représenté par son avocat Me Jonathan Meunier, l’accusé de 23 ans qui demeure incarcéré était absent lorsque la Cour a décidé lundi 24 novembre de reporter ce dossier pro forma au mardi 27 janvier 2015.

Aucune date de procès n’est donc encore fixée pour le moment et ne sait pas davantage à cette étape-ci si la Défense fera alors, ou non, une demande de remise en liberté du jeune réserviste incarcéré depuis février 2014.

Guillaume Gélinas, qui fait face à deux accusations de meurtre prémédité, avait été appréhendé dans les heures suivant les tragiques événements survenus le 14 février à Terrebonne à la résidence des victimes, son père et la conjointe de celui-ci à Terrebonne.

C’est lundi 17 février que Gélinas avait comparu en personne pour une première fois au palais de Justice de Joliette pour y être formellement accusé.

La cause a été par la suite, si on compte la première comparution, reportée à 7 reprises pour permettre la divulgation complète de la preuve.

Pourquoi tant de reports

Le procureur de l’accusation au dossier, Me Éric Côté, avait même dit s’attendre à ce que l’enquête préliminaire ne s’amorce qu’à l’hiver ou au printemps prochain.

Pour le défenseur de Guillaume Gélinas, Me Jonathan Meunier, autant de reports avant que ne démarre le dossier n’est pas inhabituel dans ce genre de cause d’une grande «technicité».

Le défenseur du jeune réserviste a expliqué encore une fois à 45eNord.ca cette semaine que de pareils délais dans ce genre de dossiers sont normaux et peuvent tenir à plusieurs facteurs, comme, par exemple, des retards dans les analyses de certains éléments pas le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, qui est le seul laboratoire au Québec à offrir des services d’expertises scientifiques et médicolégales, ou d’autres raisons liés à la «technicité» du dossier.

La Défense ne se formalise donc pas de tous ces reports dans ce genre de causes qui, très souvent, selon elle, prennent beaucoup de temps avant de démarrer..

Si certains s’attendaient à des développements cet automne, il devront donc encore patienter.

C’est au plus tôt à l’hiver 2015 et que l’on saura ce qu’il adviendra dans cette cause.