Une arrivée fracassante pour Vladimir Poutine au G20 en Australie

Un marin australien surveille les eaux internationales. (Archives/ABIS Julianne Cropley/Commonwealth of Australia, Department of Defence)
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Un marin australien surveille les eaux internationales. (Archives/ABIS Julianne Cropley/Commonwealth of Australia, Department of Defence)
Un marin australien surveille les eaux internationales. (Archives/ABIS Julianne Cropley/Commonwealth of Australia, Department of Defence)

Le moins que l’on puisse dire c’est que le président russe Vladimir Poutine a fait une entrée fracassante pour sa venue au sommet du G20 qui doit s’ouvrir samedi 15 et dimanche 16 novembre à Brisbane, en Australie.

Le chef de l’État russe a en effet été précédé par l’arrivée de quatre bateaux russes, un croiseur lance-missiles Varyag, le destroyer Chapochnikov, un remorqueur et un navire de ravitaillement, repérés au large des côtes australiennes.

Surveillée de près par les forces armées australiennes, et notamment par le déploiement de trois navires militaires, cette «suite» maritime dépêchée par Moscou n’est pas exceptionnelle: posant le pied en Californie en 2010, Dmitri Medvedev, alors président de la Russie, avait ainsi bénéficié d’un convoi d’accompagnement similaire de la flotte russe du Pacifique. Mais le contexte, aujourd’hui, est tout autre.

Le premier ministre australien, Tony Abbott, a réagi avec colère en l’accusant de chercher à ressusciter la «gloire perdue» de l’Union soviétique.

M. Abott a profité d’une conférence de presse en compagnie de son homologue britannique, David Cameron, pour rappeler que la Russie choisit de sortir les muscles à un moment où son économie pique du nez.

M. Cameron a renchéri en déclarant que l’Occident pourrait imposer de nouvelles sanctions à la Russie si elle continue à attiser la rébellion dans l’est de l’Ukraine.

Ces tensions diplomatiques, qui bouillonnent depuis qu’avion de la Malaysia Airlines a été abattu au-dessus d’un secteur de l’Ukraine contrôlé par des insurgés pro-russes en juillet, risquent de porter ombrage à une rencontre que Tony Abbott souhaitait consacrer à la croissance économique.

Attribuée en Occident à un tir de missile des insurgés du Donbass soutenus et équipés par la Russie – ce que dément vigoureusement Moscou –, la catastrophe du vol MH17 avait fait 298 victimes dont 38 australiens.