Une partie des 200 millions $ promis aux vétérans sera disponible… en 2065!

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La Défense nationale aura plus d'argent pour «Un Canada sécuritaire et sécurisé». (Archives/Banque du Canada)
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La Défense nationale aura plus d'argent pour «Un Canada sécuritaire et sécurisé». (Archives/Banque du Canada)
Les 200 millions $ promis par le gouvernement, une bonne nouvelle? Oui, mais… (Archives/Banque du Canada)

Les annonces se suivent et se ressemblent de plus en plus pour le gouvernement Harper, qui se retrouve une fois encore sur la sellette, alors que l’on apprend que l’argent récemment annoncé par le ministère des Anciens Combattants pour la santé mentale des vétérans pourrait être réparti… sur près de 50 ans!

Dimanche 23, alors que prenait fin le Forum d’Halifax sur la sécurité internationale, le ministre Julian Fantino avait annoncé un investissement de 200 millions $ pour améliorer les soins aux anciens combattants.

Selon les propres informations de 45eNord.ca, sur le montant de 200 millions $, le but du gouvernement est d’investir 159,2 millions $ pour ouvrir une nouvelle clinique pour traumatismes liés au stress opérationnel à Halifax, en Nouvelle-Écosse, à l’automne 2015. Toutefois, l’investissement réel et immédiat ne serait que de 19,1 millions $ (et encore ce serait sur six ans, selon le bureau du ministre Fantino), le reste du montant étant voué à l’administration de la clinique.

Les quelques 140,1 millions $ restants seraient donc versés jusqu’à ce que le dernier ancien combattant qui est actuellement dans un programme de blessures de stress opérationnel n’ait plus besoin de financement. Étant donné que certains des vétérans d’Afghanistan sont dans la vingtaine, le dernier centime pourrait donc être dépensé jusqu’à une cinquantaine d’années!

Le secrétaire parlementaire du ministre des Anciens combattants, Parm Gill, n’a pas voulu s’aventurer à donner des chiffres, mais a assuré que le gouvernement allait de l’avant avec la construction d’une clinique pour les victimes de blessures de stress opérationnel à Halifax, ainsi que des services dans neuf bureaux satellites au pays.

Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice estime qu’il s’agit d’un manque de respect envers d’anciens soldats qui ont des besoins urgents.

Dans un tweet, le Parti libéral du Canada, reprenant les annonces, n’y est pas allé par quatre chemins en citant le fondateur du groupe de protection des vétérans Canadian Veterans Advocacy, Mike Blais: