Achat du F-35: la réserve d’urgence fond comme neige au soleil, prévient un rapport

Un F-35A effectue une sortie de nuit (Photo: Lockheed Martin)
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Un F-35B s'apprête à effectuer un atterrissage vertical, le 21 mars 2013 à la base de Yuma, en Arizona (Photo: Cpl. Ken Kalemkarian)
Un F-35B s’apprête à effectuer un atterrissage vertical, le 21 mars 2013 à la base de Yuma, en Arizona. (Archvies/Cpl. Ken Kalemkarian)

La marge de manœuvre du gouvernement fédéral dans le dossier du F-35 se réduit de plus en plus, et inquiète!

Dans son rapport sur la Mise à jour annuelle de 2014, la Défense nationale indique que, selon les estimations actuelles, la réserve de prévoyance pour l’acquisition de la prochaine génération d’avions de chasse est de l’ordre de 76 millions $, ce qui représente une réduction de 266 millions $ comparativement à la mise à jour annuelle de 2013. Même si cela respecte encore la marge recommandée par KPMG, elle est cependant extrêmement faible pour la taille et la portée d’un projet comme celui-ci.

La Défense prévient même que si l’intégralité des fonds de prévoyance prévus étaient nécessaires, alors cela «pourrait être comblée par l’achat d’un nombre réduit d’aéronefs».

«Au moment d’aller de l’avant, le gouvernement prendra en considération le gel d’acquisition en lien avec la capacité nécessaire pour répondre aux exigences de la Stratégie de défense Le Canada d’abord dans le remplacement du CF-18».

L’examen estime que, depuis que le gouvernement conservateur a mis sur la glace l’achat des F-35 après un rapport dévastateur du vérificateur général, les coûts à vie des appareils ont augmenté légèrement à 45,8 milliards $ sur 30 ans. Ces coûts incluent le développement, l’achat, l’entretien et l’exploitation de 65 avions. La mise au rencard des avions devraient intervenir à l’horizon des années 2050.

Plus de simulation, moins d’heures de vol

Ce qui est appelé le «contingent annuel d’heures de vol» est l’un des facteurs importants à considérer dans les coûts du soutien.

Dans les estimations actuelles, la Défense fait état d’un nombre d’heures de vol de 11.700 heures/an (soit 20% de moins que celui pour les CF-18) ou 15 heures/mois/avion.

Dans la future flotte d’avions de chasse, l’utilisation de la simulation de plus en plus perfectionnée devrait être maximisée de façon à réduire les coûts associés au soutien et aux opérations et afin d’optimiser la vie utile de l’avion, ce qui ne manquera pas de faire plaisir au commandant de l’Aviation royale canadienne, le lieutenant-général Yvan Blondin, qui prêche depuis le début de sa prise de fonction pour un rôle plus important des simulateurs.