Consommation de marijuana et de cocaïne en hausse dans l’Armée canadienne

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Un membre de la Gendarmerie royale du Canada inspecte un boisseau de plants de marijuana provenant d’un secteur de l’est de l’Ontario, le 16 septembre 2013, dans le cadre de l’opération Sabot (Combat Cam)
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Des drogues illicites à bord d'un boutre suspect, arraisonné par le HMAS Melbourne, au nord de la mer d'Oman. (ABIS Jayson Tufrey/HMAS Melbourne/Commonwealth of Australia)
Un peu d’herbe? (Archives/ABIS Jayson Tufrey/HMAS Melbourne/Commonwealth of Australia)

Dans un rapport de 42 pages faisant état des tests de dépistage dans l’Armée canadienne, on apprend que la marijuana est la drogue la plus répandue chez les militaires canadiens, bien que la cocaïne devienne de plus en plus populaire.

Les tests menés concernaient 11 substances dans 26 unités de l’armée à travers le pays. Il y a eu un total de 4.198 participants de grades et âges différents.

Les données du 1er janvier 2013 au 31 décembre de la même année, révèlent que 6,6% des 279 tests d’urine se sont avérés positifs pour au moins une drogue, mais dans 5,3% de ces cas, il s’agissait de marijuana.

En 2012, la présence de marijuana chez les soldats canadiens était de 4,2%.

Les résultats positifs à la marijuana viennent de 19 unités, dont la majorité proviennent du 3e Royal Canadian Regiment et du 2e Bataillon de service, à Petawawa, en Ontario.

Par ailleurs, neuf échantillons ont révélé la présence de cocaïne, mais des traces de cette drogue ont été identifiées sur un total de 44 échantillons, alors que c’était 22 en 2012.

Selon le rapport, la consommation de drogue dans l’armée est assez stable depuis 2010, et ce sont les jeunes de moins de 27 ans et les sous-officiers qui seraient les plus grands consommateurs.

«Cette analyse aide l’armée à mieux cibler ses interventions […] On a enregistré les taux de consommation les plus élevés chez les jeunes et les sous-officiers, ce qui nous permettra de nous concentrer sur ces populations», est-il écrit dans le rapport.

Des traces de morphine, de méthamphétamine et d’amphétamines ont également été retrouvés dans certains échantillons.

L’armée a une politique de tolérance zéro pour la consommation de drogue illicite en ses rangs. Elle mène des tests qu’elle compile pour son Programme des Forces canadiennes sur le contrôle des drogues.

Il est toutefois possible de fumer de la marijuana médicale, mais il faut bien évidemment avertir le médecin de la base/escadron. Des restrictions s’appliqueront aussi, à savoir ne pas conduire de véhicules du ministère de la Défense nationale, ne pas utiliser d’armes et ne pas participer à des opérations. Pour un militaire, c’est assez restrictif donc!