Des terroristes Kurdes se seraient réfugiés au Canada

Des peshmergas kurdes en route pour la ville syrienne de Kobané, le 31 octobre 2014 (AFP)
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Deux membres d'une organisation terroriste Kurde se seraient réfugiés au Canada, selon Jeh Johnson, Secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis. (AFP)
Deux membres d’une organisation terroriste Kurde se seraient réfugiés au Canada, selon Jeh Johnson, Secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis. (AFP)

Deux membres d’une organisation terroriste Kurde se seraient réfugiés au Canada, selon Jeh Johnson, Secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis.

À l’heure où certains canadiens s’enrôlent pour aider les forces kurdes à combattre l’Etat Islamique (EI), ce sont deux membres d’une organisation terroriste Kurde qui auraient trouvé refuge au Canada.

C’est ce qu’a révélé mardi Jeh Johnson devant le comité de la Chambre des représentants à Washington, précisant que les individus, se disaient appartenir au Parti des travailleurs du Kurdistan, ont fui au nord après avoir fait face à des mesures d’extradition aux États-Unis.

Le Parti des travailleurs du Kurdistan est sur la liste officielle des organisations terroristes tant au Canada et qu’aux États-Unis, et ce, depuis 2002. Il serait à l’origine de plusieurs attentats à la bombe ainsi que de plusieurs enlèvements pour revendiquer l’indépendance de son territoire.

Les deux hommes en provenance du Mexique avaient été arrêtés par les autorités américaines, avant d’être relâchés sous les ordres d’un juge américain de l’immigration. L’affaire a beaucoup fait jaser chez nos voisins du sud, déclenchant une controverse politique il y a quelques mois.

Johnson s’est montré reticent face à la décision du juge. «Ce n’est pas ce que j’aurais privilégié» a-t-il concédé devant les attaques répétées des républicains, écartant toute fois l’hypothèse d’un rapatriement de ces kurdes aux Etats-Unis «je n’ai pas l’habitude de m’impliquer dans des causes d’immigration».

Les deux hommes sont actuellement détenus au Canada en attendant que leur cause soit entendue. Dans un communiqué publié ce mardi en fin de journée, le gouvernement canadien à tenu à rappeler que toute personne qui aurait participé à des délits graves, comme des crimes de guerre et du terrorisme, sera exclue du processus de reconnaissance du statut de réfugié.

Bien que les kurdes représentent désormais des alliés dans la lutte contre l’EI, ce nouvel épisode laisse présager quelques doutes concernant la gestion américaine des terroristes, à l’image des déclarations de Jason Chaffetz, représentant républicain de la Californie.

« Vous avez dit devant tout le monde que vous alliez déporter ces quatre personnes qui ont des liens avec une organisation terroriste. Ce n’est pas ce qui est arrivé (…) Deux ont été libérés. Cela suscite plusieurs interrogations sur la façon dont vous déportez les criminels »