Du Canada à l’international pour conclure 2014

David Johnston, Stephen Harper, Rob Nicholson et Tom Lawson. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Tant au Canada qu’à l’international, l’actualité a été chargée au cours de l’année 2014. De la prise d’une partie de l’Irak et de la Syrie par le groupe de l’État islamique, aux navires canadiens qui sont envoyés à la ferraille en raison de leur âge avancé, 45eNord.ca fait le tour de ce qui nous a marqué cette année.

2014: une année à oublier pour la Marine royale canadienne

NCSM Iroquois, NCSM Algonquin, NCSM Protecteur et NCSM Preserveur, tels sont les noms des quatre navires qui auront été retirés du service et laisse la Marine dans un état tel qu’il lui est difficile de mener toutes ses missions à bien.

La mise hors service de deux destroyers sur trois aura compliqué la tâche des planificateurs à la Défense nationale, puisque le programme de modernisation des frégates commence tout juste à montrer ses effets avec la sortie de la première frégate: le NCSM Fredericton.

La mise hors service des deux seuls navires de ravitaillement de la flotte donne également des migraines à bien des gens, puisque la mise à l’eau de leurs successeurs n’est pas prévu avant le début des années 2020! Un gap de plus de cinq ans que la Marine royale canadienne devra combler d’une manière ou d’une autre.

100 ans d’histoire

En 1914, la Première Guerre mondiale éclatait. En préparation de l’implication canadienne, le gouvernement d’alors autorisa la création de deux régiments qui allaient l’un comme l’autre marquer notre histoire: le Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI) et le Royal 22e Régiment, connu alors sous le nom de 22e Bataillon (canadien-français).

D’une opération à une autre

Avec la fin de la mission en Afghanistan en mars 2014, le tempo des opérations aurait pu s’en retrouver ralenti, mais le destin en aura décidé autrement. Op SIRONA, Op IMPACT, Op REASSURANCE sont les nouvelles opérations des Forces armées canadiennes. Si l’une est pour aider à la lutte contre le terrible virus Ebola qui a d’ores et déjà tué plus de 7.000 personnes, l’autre est pour lutter contre le non moins terrifiant groupe armé ultra-radical État islamique, tandis que la dernière sert à rassurer nos alliés européens face à la menace russe dans l’est du Vieux-continent.

La Russie, cette «amie» qui nous veut du bien

Et c’est justement la Russie de Vladimir Poutine qui inquiète les grandes puissance occidentales. Avec l’invasion de la Crimée et l’insurrection, soutenue discrètement par la Russie) dans l’est de l’Ukraine qui a fait littéralement sécession avec Kiev, il n’en fallait pas plus pour que l’OTAN se sorte de sa torpeur pour rassembler tous ses alliés dans une alliance… Canada en tête avec l’envoi de nombreux militaires, marins et aviateurs.

Le Premier ministre Harper lui-même, rencontrant Poutine en Australie, a fait tout un numéro en acceptant de lui serrer la main, non sans lui demander de «retirer les troupes russes de l’Ukraine»! En terme diplomatique, c’est une claque mémorable!

Le Calife et son État

Le petit groupe État islamique en Irak et au Levant a implosé pour s’étendre sur deux pays et s’emparer de larges portions de l’Irak et de la Syrie, créant ainsi l’État islamique avec son calife Ibrahim. Falloujah: tombée, Mossoul: tombée, Sinjar tombée, … les villes tombées sous l’emprise des djihadistes se sont succédées jusqu’à l’intervention américaine, puis d’une grande coalition. Stoppée, l’invasion n’en a pas moins fait des ravages, tant sur place que dans le reste du monde.

Des loups dans la bergerie

France, Grande-Bretagne, Australie, Canada… les pays qui ont du faire face à des personnes autoradicalisées se multiplient. Au Canada, ce sont deux militaires qui auront été visé et tué. Meurtrie, la communauté militaire s’est unie avec son pays, tandis que des arrestations, de plus en plus fréquente ont eu lieu.

Ne pas les oublier

Les deuils se sont multipliés eux aussi au sein de la famille des Forces armées canadiennes. Une vague de suicides, commencée fin 2013, aura marqué durablement les esprits. Ce n’est pas un hasard si cinq de nos articles les plus lus cette année sur dix, concernent des décès au sein des Forces. SSPT, problèmes familiaux, ou autre, peut importe la raison des disparitions, chacun de ces soldats ne doivent pas être oubliés!