Irak: la coalition se structure et se prépare à envoyer 1.500 soldats additionnels

Des soldats irakiens dans la base aérienne Al-Asad, dans la province d'Anbat, le 11 novembre 2014 (Ahmad al-Rubaye/AFP)
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Le nouveau logo du Commandement multinational interarmées (CMI), en anglais le International coalition for Operation Inherent Resolve, composé de militaires de plus de 30 pays, et placé sous l'autorité du général américain James Terry (CTJF-OIR)
Le nouveau logo du Commandement multinational interarmées (CMI), en anglais le «International coalition for Operation Inherent Resolve», composé de militaires de plus de 30 pays, et placé sous l’autorité du général américain James Terry (CJTF-OIR)

Les pays membres de la coalition contre le groupe l’État islamique se sont engagés à envoyer environ 1,500 soldats en Irak pour aider à former et conseiller les soldats irakiens et kurdes qui combattent le groupe djihadiste qui apparaît de plus en plus sur la défensive, selon le commandant des forces américaines sur place.

Ce déploiement été décidé par des membres de la coalition, réunis les 2 et 3 décembre dans la région, a indiqué  à Koweït le lieutenant-général James Terry, commandant de l’opération INHERENT RESOLVE. Ces 1.500 soldats de pays de la coalition s’ajouteront au 3.100 dont le  le président américain Barack Obama a autorisé le déploiement en Irak, a précisé le général.

Le Canada, pour sa part, a déjà engagé plusieurs centaines de militaires en Irak dans l’opération IMPACT, sa contribution à la coalition multinationale contre l’organisation l’État islamique en Irak.

Un maximum de 600 membres des Forces armées canadiennes sont déployés dans le cadre de la Force opérationnelle interarmées en Irak (FOII), qui comprend une force opérationnelle aérienne (Force opérationnelle aérienne en Irak),des officiers de liaison, des éléments de soutien en matière de commandement et contrôle et de logistique ainsi que du personnel médical.

Les membres de la coalition présents à la réunion ont par ailleurs créé un Commandement multinational interarmées (CMI), composé de militaires de plus de 30 pays, et placé sous l’autorité du général Terry.

Avec le doublement du contingent américain en Irak et la multiplication des frappes aériennes de la coalition, l’envoi de nouveaux hommes vise à aider les forces irakiennes à regagner du terrain.

Le militaire américain n’a pas précisé toutefois quels membres de la coalition, qui compte une soixantaine de pays, enverraient ces renforts, ni de quel type de personnel il s’agirait, déclarant que la coalition était encore «en train de travailler  aux détails des contributions»,

Plus de 1.400 soldats américains sont déjà déployés en Irak, dont 600 conseillers militaires à Bagdad et Erbil, capitale du Kurdistan irakien, ainsi que 800 soldats qui assurent la sécurité de l’ambassade des États-Unis et de l’aéroport de Bagdad.

Washington a annoncé début novembre l’envoi de 1.600 militaires supplémentaires pour entraîner et assister les forces irakiennes, y compris kurdes, dans la lutte contre le groupe jihadiste également actif en Syrie.

Pendant ce temps, la coalition a mené ces trois derniers jours 15 frappes aériennes en Syrie, dont 14 dans le secteur de Kobané.

En Irak, les raids, au nombre de 31 en 72 heures, ont notamment visé des positions de l’EI près de Kirkouk, Sinjar et Mossoul, selon un communiqué du CMI.

Les pays de la coalition qui mènent des frappes avec les États-Unis en Irak sont l’Australie, la Belgique, le  Canada, le Danemark, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. En Syrie, les paya qui mènent des frappes avec les Américains sont le Bahreïn, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, et les Émirats Arabes Unis.

Le soutien, notamment aérien, de la coalition «a permis aux forces de sécurité irakiennes de regagner du terrain», a déclaré pour sa part le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel, lors d’une visite d’une base américaine au Koweït. «Cela leur a donné un nouvel élan, de l’organisation, de la structure».

Selon M. Terry, les forces irakiennes «ont encore beaucoup de chemin à faire» mais «elles s’améliorent chaque jour».