La crise ukrainienne, un prétexte pour l’OTAN pour augmenter ses vols, accuse le commandant de l’aviation russe

Un CF-188 Hornet se déplace lentement sur la piste d’atterrissage de la base aérienne de Šiauliai, en Lituanie, pendant un exercice de décollage immédiat le 3 septembre 2014, au cours de la mission de police aérienne de l’OTAN dans les pays baltes pendant l’opération Reassurance. PHOTO : Caporal Ken Galbraith
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Un CF-188 Hornet se déplace lentement sur la piste d’atterrissage de la base aérienne de Šiauliai, en Lituanie, pendant un exercice de décollage immédiat le 3 septembre 2014, au cours de la mission de police aérienne de l’OTAN dans les pays baltes pendant l’opération Reassurance (Caporal Ken Galbraith/FAC)
Un CF-188 Hornet se déplace lentement sur la piste d’atterrissage de la base aérienne de Šiauliai, en Lituanie, pendant un exercice de décollage immédiat le 3 septembre 2014, au cours de la mission de police aérienne de l’OTAN dans les pays baltes pendant l’opération Reassurance (Caporal Ken Galbraith/FAC)

C’est l’accusateur accusé: après les hommes politiques, c’est maintenant le commandant de l’armée de l’air russe, le général Viktor Bondarev qui accuse l’OTAN d’utiliser la crise en Ukraine comme prétexte pour augmenter le nombre de ses avions militaires en Europe de l’Est.

Alors que l’OTAN se plaint d’une augmentation sans précédent depuis la Guerre froide d’incursions d’avions militaires russes, le commandant des forces aériennes russes se plaint pour sa part que les États-Unis et les autres pays de l’OTAN ont considérablement augmenté l’intensité de leurs vols de reconnaissance le long des frontières occidentales de la Russie.

«Tout en utilisant la crise en Ukraine pour rendre la Russie responsable de l’escalade préméditée de la tension en Europe, les dirigeants de l’OTAN ne cessent d’augmenter le nombre de vols depuis les aérodromes de pays membres de l’Alliance en Europe de l’Est, a déclaré le général à la presse cette semaine.

Pour garantir la sécurité des États baltes, l’OTAN a multiplié par 3,5 le nombre de chasseurs tactiques participant aux patrouilles aériennes au-dessus de la Lettonie, de la Lituanie et de l’Estonie et déployés sur les bases aériennes de Zokniai en Lituanie d’Emari en Estonie, observe le militaire russe.

«Les avions de l’aviation tactique des forces aériennes de l’OTAN sur les bases d’Estonie, de Lituanie, de Pologne, de Roumanie et de Bulgarie participent activement aux manœuvres et entraînements conjoints avec les armées de l’air des pays d’accueil», a dit le général Bondarev.

Par ailleurs, sur les bases aériennes de Pologne (Malbork, Minsk Mazowiecki) et de Roumanie (Campia Turzi), jusqu’à 12 chasseurs tactiques ont été déployés dès le début de l’année en cours à titre de rotation.

«Depuis 2014, l’intensité des vols de reconnaissance effectués par les Etats-Unis et l’OTAN dans le ciel des pays Baltes et au-dessus des mers Baltique et de Barents a considérablement augmenté», ajoute le général, disant qu’il s’agissait de huit à 12 missions aériennes par semaine.

En une année, le nombre des vols effectués par l’aviation tactique de l’OTAN dans les régions frontalières de la Russie et de la Biélorussie a plus que doublé, avec plus de 3.000 sorties.

Selon le général Bondarev, des avions stratégiques américains de reconnaissance RC-135 effectuent des vols près des frontières russes pratiquement tous les jours. Cent quarante vols ont été enregistrés en 2014 contre 22 en 2013», prétend le militaire russe.

Selon lui, les RC-135 sont dotés d’équipements qui leur permettent de mener une reconnaissance électronique sur une profondeur de 500 km en territoire russe, de surveiller le régime des vols et de relever les caractéristiques des moyens électroniques utilisés par le commandement des troupes terrestres et des forces de DCA.

Chose certaine, il faut être deux pour un tango.