Le Rostov-sur-le-Don, un sous-marin furtif, intègre la flotte russe

0
559
La Marine russe reçoit un 2e sous-marin furtif "trou noir", le Rostov-sur-le-Don (Courtoisie/Ria)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
La Marine russe reçoit un 2e sous-marin furtif "trou noir", le Rostov-sur-le-Don (Courtoisie/Ria)
La Marine russe reçoit un 2e sous-marin furtif « trou noir », le Rostov-sur-le-Don (Courtoisie/Ria)

Pour les sous-marin, avec les nouvelles capacités de détection pour la défense des côtes, l’heure est à la furtivité et le deuxième sous-marin diesel-électrique du projet Varchavianka, baptisé Rostov-sur-le-Don, qui avait été mis à l’eau en juin dernier, a été remis officiellement à la Marine russe ce mardi 30 décembre, rapporte l’agence de presse officielle russe Ria Novosti.

« Le sous-marin Rostov-sur-le-Don est aujourd’hui remis à la Flotte russe de la mer Noire », a annoncé le commandant en chef adjoint de la Marine du pays, le contre-amiral Alexandre Fedotenkov, rapporte l’agence russe.

Le premier sous-marin à propulsion diesel-électrique Novorossiïsk du projet Varchavianka (Improved Kilo, selon le code de l’Otan) a été mis à l’eau le 28 novembre 2013. Trois autres sous-marins du même projet, le Rostov-sur-le-Don, le Stary Oskol et le Krasnodar ont été mis en chantiers respectivement en novembre 2011, août 2012 et février 2014.

Au total, la Russie compte construire d’ici 2016 six submersibles du projet 636 qui feront tous partie de la flotte de la mer Noire, dit l’agence russe.

Baptisé « trou noir » par les experts de l’OTAN pour sa discrétion, le sous-marin diesel-électrique polyvalent du projet 636.3 Varchavianka appartient à la 3e génération de sous-marins. Il a un déplacement de 2.350 tonnes en surface et de 3.950 tonnes en plongée et une vitesse de 17/20 nœuds.

Le sous-marin a 45 heures d’autonomie. Il peut être doté de 4 missiles Kalibr, de 18 torpilles de 533 mm (six tubes) et de 24 mines et plonger à 300 mètres de profondeur. Son équipage comprend 52 sous-mariniers.

Pendant ce temps, la marine de guerre américaine, réputée pour ses sous-marins nucléaires, développe de son côté de nouvelles technologies pour renforcer la furtivité de ses vaisseaux tout en augmentant leurs capacités de détection.

La US Navy, a annoncé en octobre dernier qu’elle travaille sur un prototype de sous-marin plus silencieux et aux capacités de détection sonar supérieures. Ces innovations sont installées sur l’USS South Dakota, un sous-marin nucléaire d’attaque (SSN) de classe Virgina (Block III), qui est actuellement en cours de développement.

Un revêtement extérieur innovant, conçu en partie par l’Office of Naval Research (ONR), aura pour but de rendre le bâtiment plus difficile à détecter par les sonars et autres capteurs. En outre, une douzaine de technologies spécifiques de réduction du bruit sont développées pour la salle des machines.

Le but de ces modifications pour les Etats-Unis est de rester technologiquement en avance sur ses adversaires potentiels (Chine, Russie, Iran…) tandis qu’ils déploient de plus amples systèmes de détection et de défense sur leurs côtes.